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Alors que plusieurs pays européens ont récemment revu les conditions de leur service militaire face à la montée des tensions sur le continent, Emmanuel Macron s’apprête, lui aussi, à ouvrir ce chantier. Le président devrait dévoiler les contours d’un service national volontaire lors d’un déplacement auprès des bataillons d’infanterie de montagne à Varces (Isère), le jeudi 27 novembre. Il s’agirait de dix mois de formation pour des jeunes volontaires contre une rémunération située entre 900 et 1 000 euros, afin de constituer une réserve opérationnelle.
Ces annonces du président de la République interviennent à la suite des déclarations polémiques du chef d’état-major des armées, qui a prévenu, le 18 novembre, que la France devait se préparer à « accepter de perdre ses enfants » en cas d’affrontement avec la Russie. Si le général Mandon a ensuite modéré ses propos, en précisant qu’il voulait simplement « alerter » les Français au moment où « le contexte se dégrade rapidement », sa sortie a suscité des interrogations sur un scénario qui paraissait jusqu’alors impensable : la mobilisation des Français pour un conflit armé.
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14 commentaires
Macron joue-t-il simplement la carte de la sécurité pour des raisons politiques ?
La question mérite d’être posée, mais l’urgence sécuritaire est réelle.
Avec seulement 900 à 1000 euros par mois, c’est un salaire bien faible pour une telle mission.
C’est vrai, mais c’est aussi une façon de sensibiliser les jeunes aux enjeux de sécurité.
Une nouvelle proposition pour renforcer les capacités de défense, mais est-ce vraiment nécessaire dans le contexte actuel ?
Le contexte géopolitique actuel justifie effectivement une certaine prudence.
La France suit-elle le même chemin que d’autres pays européens en renforçant sa réserve opérationnelle ?
Le général Mandon a peut-être été trop direct, mais son message est clair : les risques sont bien réels.
La France semble se préparer à des scénarios de plus en plus realistes.
Effectivement, les tensions internationales imposent une réflexion stratégique approfondie.
Dix mois de service volontaire pour une rémunération modique, c’est un sacré engagement.
Certes, mais cela permet aussi d’acquérir de nouvelles compétences utiles.
Un service national volontaire pourrait-il vraiment changer la donne en cas de conflit majeur ?
Difficile à dire, mais c’est un premier pas vers une meilleure préparation.