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Téhéran a exigé auprès des ambassadeurs européens « le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires »
Des ambassadeurs ou chargés d’affaires d’Allemagne, de France, d’Italie, du Royaume-Uni, en poste à Téhéran, ont été convoqués lundi par les autorités iraniennes, qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens, a annoncé le ministère des affaires étrangères iranien.
Dans une vidéo, consultée par les journalistes de l’Agence France-Presse, ces derniers décrivent des diplomates qui ont été invités prendre place devant un écran géant. Le ministère des affaires étrangères iranien leur a projeté des images documentant, selon lui, les actions violentes des manifestants. « Ces actions dépassent le cadre de manifestations pacifiques et relèvent d’un sabotage organisé », selon le communiqué du ministère, relayé par la télévision d’Etat.
Par conséquent, Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre directement les images à leurs ministres des affaires étrangères respectifs et exigé « le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires ». L’Iran a, en outre, souligné que « tout soutien politique ou médiatique était inacceptable et constituait une ingérence manifeste dans la sécurité intérieure du pays ».
Le Quai d’Orsay a, de son côté, confirmé la rencontre. « Nos ambassadeurs ont exprimé avec force nos préoccupations », ajoute la même source. Quelques minutes auparavant, Emmanuel Macron avait condamné « la violence d’Etat qui frappe aveuglément les Iraniennes et les Iraniens qui réclament avec courage le respect de leurs droits ».



21 commentaires
L’Iran accuse régulièrement les puissances étrangères d’ingérence. Est-ce justifié ici ?
La question est de savoir jusqu’où va le soutien occidental, matériel ou seulement verbal.
Le soutien européen aux protestataires iraniens est parfois critiqué. Mais le withdrawement des déclarations calmert-il vraiment la situation ?
Peut-être temporairement, mais les racines du problème restent profondes.
Les manifestations en Iran durent depuis des semaines. Cette pression diplomatique zusätzliche pourrait-elle les enflammer davantage ?
Il y a un risque de radicalisation, surtout si les pays concernés maintiennent leur position.
Ces manifestations rappellent les révoltes sanglantes de 2009. Allons-nous vers un scénario similaire ?
C’est une comparaison inquiétante, mais la situation actuelle semble encore moins contrôlable.
Les protestataires devraient-ils éviter la violence pour ne pas donner des arguments aux autorités ?
C’est un dilemme, car toute réponse pacifique est souvent réprimée violemment.
Les images projetées aux diplomates européens sont-elles une opération de propagande ?
C’est une possibilité, d’autant que le contexte de leur diffusion est très contrôlé.
L’Iran accuse régulièrement ses opposants de violence, mais est-ce vraiment le cas ici ? Les images projetées sont-elles fiables ?
Une enquête impartiale serait nécessaire pour éclaircir la situation.
Les tensions entre l’Iran et les pays européens semblent s’intensifier. Quelle sera la prochaine étape de cette crise diplomatique ?
Les protestataires iraniens méritent-ils vraiment ce soutien international ? La situation est complexe.
C’est difficile à prédire, mais les deux côtés semblent fermement campés sur leurs positions.
Pourquoi les ambassadeurs européens ont-ils été convoqués en si grand nombre ? Cela reflète-t-il une escalade ?
C’est effectivement un signe que l’Iran prend cette affaire très au sérieux.
La diplomatie semble paralysée. Comment sortir de ce cycle de confrontation ?
Un dialogue sérieux, loin des caméras, serait un premier pas.