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A Amiens, parmi les neuf listes, trois seront menées par des assistants parlementaires. Damien Toumi, collaborateur du député Jean-Philippe Tanguy, représentera le Rassemblement national (RN). Samy Olivier, qui travaille pour Aurélien Le Coq (Nord), conduit la liste La France insoumise (LFI). Enfin, Frédéric Fauvet, qui porte une liste d’union de la gauche, fut longtemps l’assistant du sénateur socialiste Rémi Cardon.
Cette situation ne concerne pas que les grandes villes. Ainsi Thomas Batigne, collaborateur du député Les Républicains Jean-Louis Thiériot (Seine-et-Marne), est, depuis dix ans, conseiller municipal à Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines), une commune de 4 900 habitants. Cette fois, il a décidé de conduire une liste sur son nom. Il n’est pas surpris de voir de nombreux collègues être dans sa situation. « Cela fait sens. Le mandat de maire devient de plus en plus dense, demande des compétences techniques, mais également un carnet d’adresses. Les collaborateurs y ont accès. »
Par ailleurs, « l’engagement dans la vie publique est chronophage. Notre métier est compatible avec une telle profession. Cela serait compliqué si je travaillais dans le secteur privé ». Si le travail de collaborateur peut être intense, il laisse souvent la souplesse nécessaire à l’exercice d’un mandat. Le Parlement a d’ailleurs suspendu ses travaux jusqu’au second tour des élections municipales, le 22 mars.
A Grenoble, la liste LFI est menée par Allan Brunon, 26 ans, qui fut collaborateur du député Gabriel Amard (Rhône) entre 2022 et 2024. Sa candidature est, pour lui, le résultat d’« une dynamique naturelle ». « A La France insoumise, les attachés parlementaires sont aussi des militants politiques. Notre expérience concrète de terrain nous permet de prendre des responsabilités. »
Pour le politiste Rémi Lefebvre, « on devient collaborateur parce qu’on veut devenir élu. C’est un cursus bien établi, dans tout l’échiquier politique ». Sébastien Lecornu, Olivier Faure, Gabriel Attal, Marine Tondelier… Nombreux sont les leaders qui ont été collaborateurs parlementaires. « Ce statut étant perçu comme peu valorisant et temporaire, se présenter aux élections est une pente naturelle pour de nombreux collaborateurs », poursuit le professeur de sciences politiques.
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17 commentaires
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