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Deux grands éléments caractérisent les élections municipales. Une forte stabilité : le taux de renouvellement des maires sortant est de 40 % environ à chaque scrutin depuis une trentaine d’années. Cette prime au sortant potentielle est totalement confirmée par l’enquête électorale française menée par Ipsos BVA pour Le Monde, le Cevipof et la Fondation Jean-Jaurès : 61 % des Français déclarent souhaiter la victoire de la majorité actuelle dans leur commune, 39 % seulement un changement. De même, 72 % estiment que le bilan de la majorité sortante est « excellent » ou « bon », 28 % seulement « médiocre » ou « mauvais ». Enfin, les électeurs nous disent massivement qu’ils prendront avant tout en compte dans leur vote la situation politique au niveau local (76 %) plutôt qu’au niveau national (24 %). Nous nous acheminerions donc vers un scrutin très local mâtiné d’une forte prime aux sortants.

Toutefois, la seconde grande caractéristique du scrutin municipal est que ce panorama est trompeur et occulte la montée en puissance d’élections aux caractéristiques et aux leviers différents, celles qui se jouent notamment dans les villes de plus de 30 000 habitants. Ces dernières pèsent 32 % de la population totale et un peu plus de 21 millions d’habitants. Mais dans cette strate, et notamment dans les villes de plus de 100 000 habitants, se livrent des compétions particulièrement âpres, s’apparentant davantage à un « présidentialisme municipal », selon l’expression du politologue Martial Foucault, fortement personnalisé et beaucoup plus polarisé que dans le reste du pays.

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