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Ana Garriga et Carmen Urbita ont a priori le profil de chercheuses tout ce qu’il y a de plus conventionnel. Aujourd’hui âgées de 36 ans, elles se sont rencontrées il y a dix ans à l’université Brown, à Providence (Rhode Island), aux Etats-Unis, où elles ont toutes deux récemment soutenu leurs thèses de doctorat en histoire hispanique. Revenues vivre à Madrid, où elles ont grandi, elles sont en quête de bourses pour des recherches postdoctorales et de postes de professeur.
Mais, en marge de leurs activités académiques, les deux femmes sont aussi devenues des vedettes dans le monde hispanophone par la grâce de leur podcast « Las hijas de Felipe » (« les filles de Felipe »), dans lequel elles devisent sur la vie des nonnes des XVIe et XVIIe siècles, et qui a cumulé plus de 525 000 écoutes en 2025.
L’idée leur est venue pendant le confinement lié à la pandémie du Covid en 2020, quand leur triste quotidien à la faculté de Providence a commencé à ressembler à leur sujet d’étude : les couvents européens du début de l’époque moderne. Soudées par leur amitié et leur complicité intellectuelle, elles décident alors de partager leur savoir pointu de la période, tandis que le monde est en proie à un isolement forcé.
Résolument progressiste
Le livre adapté de leurs recherches (et des 85 épisodes de leur podcast), La Sagesse des nonnes (JC Lattès, à paraître le 14 janvier), est un travail universitaire des plus sérieux, mais il se montre également divertissant et résolument progressiste.
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18 commentaires
Les histoires des nonnes espagnoles ont ouvert une voie inattendue de popularité pour ces historiennes. Leur podcast a attendu son moment pour émerger.
Oui, l’auditoire a changé, mais l’intérêt pour l’histoire reste constant. Les thématiques historiques fascinent toujours.
Ces historiennes ont su transformer leur expertise académique en un format accessible. Bravo à elles pour cette initiative.
C’est rafraîchissant de voir des universitaires partager leur savoir de manière aussi dynamique.
Ces historiennes prouvent qu’on peut être sérieux et engagé tout en étant à la fois divertissant. Un bel équilibre.
Il y a beaucoup de leçons dans cet article. Merci pour ce partage.
Intéressant de voir comment les nonnes espagnoles du XVIe et XVIIe siècles pouvaient inspirer un podcast moderne. Qui aurait cru que l’histoire des couvents pourrait captiver autant aujourd’hui ?
Effectivement, c’est surprenant et passionnant à la fois. Le savoir historique a toujours sa place, même dans les médias actuels.
Cette période ensoleillée aurait peut-être à nous apprendre.
Un article fascinant sur deux chercheuses qui ont su combler l’écart entre l’académisme et le grand public. Être soi-même historique est un must.
Leur approche prouve que la diffusion du savoir peut prendre des formes variées et attractives.
Les françaises ne sont pas les seules à briller. Ces deux historiennes espagnoles montrent que l’histoire peut être accessible et divertissante.
Absolument ! L’histoire est universelle et trouve toujours un public quand elle est racontée avec passion.
La popularité de leur podcast montre que l’histoire des couvents a encore beaucoup à nous apprendre. Leur travail est inspirant.
Cela montre aussi l’importance de rendre l’histoire vivante et accessible à tous.
C’est agréable de voir que des sujets de niche peuvent toucher un large public quand ils sont bien présentés.
Un bel exemple de comment l’amitié et la passion pour l’histoire peuvent créer du contenu engageant. J’admire leur créativité.
Tout à fait d’accord. Leur travail montre que l’histoire n’a pas à être ennuyeuse pour être pertinente.