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La rougeole, l’un des virus les plus contagieux, continue à circuler activement dans le monde. Près de 11 millions de cas de cette maladie, identifiable par les nombreuses taches rouges qu’elle provoque sur le corps des malades, ont été enregistrés en 2024, soit environ 650 000 supplémentaires par rapport à l’année précédente ; une hausse de 6 %, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi 28 novembre. Dans le même temps, la mortalité liée à la maladie a notablement diminué, passant de 107 000 morts en 2023 à 95 000 en 2024.
Par rapport aux niveaux préCovid de 2019, les cas estimés ont augmenté de 8 % au niveau mondial, tandis que les décès ont diminué de 11 %. Cet écart s’explique en partie, selon les auteurs, par l’augmentation du nombre de cas dans les pays à revenu intermédiaire ou élevé, où les taux de létalité sont plus faibles que dans les pays à faible revenu. En 2024, 59 pays ont en effet été touchés par une flambée de cas, contre 36 en 2022 et 57 en 2023.
Le bilan risque d’empirer en 2025, puisque le Canada et les Etats-Unis sont tous deux frappés par des épidémies d’ampleur, au point de faire perdre au Canada, et dans son sillage toute la région des Amériques, son statut de zone exempte de la rougeole. En cause, la montée de la défiance vis-à-vis des vaccins à la suite des vastes campagnes de vaccination contre le Covid-19, avec pour conséquence une baisse de la couverture dans certaines catégories de population.
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7 commentaires
Certes les décès diminuent, mais l’augmentation des cas ne doit pas être négligée. La vigilance est de mise.
C’est là qu’interviennent les systèmes de santé publique pour s’assurer qu’aucun cas ne soit ignoré.
La hausse des cas de rougeole est inquiétante, surtout dans les pays où la vaccination est pourtant accessible. Il est crucial de renforcer les campagnes de sensibilisation.
Mais pourquoi certaines personnes refusent-elles encore le vaccin malgré les preuves ?
Tout à fait, la vaccination reste notre meilleur bouclier contre cette maladie.
Les statistiques de l’OMS montrent une tendance alarmante. Il faut agir rapidement pour éviter une pire épidémie.
Les gouvernements doivent absolument prioriser les campagnes de vaccination.