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Les 52 agriculteurs de la Confédération paysanne arrêtés mercredi 14 janvier après être entrés dans une annexe du ministère de l’agriculture sont sortis de garde à vue sans faire l’objet de poursuite judiciaire, a appris l’Agence France-Presse (AFP) du parquet de Paris.

« Seuls des autocollants ont été constatés dans les locaux dans lesquels les personnes avaient pénétré. L’exploitation des [images de] vidéosurveillance a permis de voir un groupe de personnes munies de banderoles et de cartons occuper l’entrée et le sas d’une annexe, sans commission de violences ni de dégradation », a relaté le parquet.

En conséquence, le ministère public « a classé [sans suite], en raison de l’absence d’infraction suffisamment caractérisée pour l’ensemble des personnes interpellées » pour dégradations d’un bien public en réunion et participation à un groupement en vue de commettre des dégradations.

Mercredi, peu après 16 heures, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne étaient entrés dans une annexe du ministère, en déployant une banderole sur laquelle il était écrit « L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir ». Selon une source policière, ils étaient munis de banderoles, de bombes de peinture, de fumigènes et d’un cutter. Un responsable du ministère de l’agriculture a porté plainte, selon la même source. Cinquante-deux militants, dont trois porte-parole nationaux, avaient été placés en garde à vue dans plusieurs commissariats parisiens.

« Répression démesurée »

« Un grand merci, et une grande fierté. Parce qu’on est là pour défendre les petits paysans, c’est pour ça qu’on est là », s’est écrié Jean-Michel Sauvage, agriculteur bio dans le Pas-de-Calais, en sortant du commissariat du 13e arrondissement sous les applaudissements de militants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Devant le commissariat, une centaine de militants et membres de la Confédération paysanne, de la Confédération générale du travail (CGT), de Solidaires et d’autres associations écologistes s’étaient rassemblés dans la matinée pour les soutenir. Des élus de gauche, dont l’écologiste Sandrine Rousseau, étaient également présents. « On dénonce clairement la répression démesurée que subit la Confédération paysanne », a déclaré à l’AFP Nina Lejeune, secrétaire nationale du syndicat agricole.

Les élus syndicaux présents se sont insurgés contre ce qu’ils décrivent comme un « deux poids, deux mesures » entre la Confédération paysanne et la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), principal représentant du secteur, dont les 350 tracteurs ont défilé mardi dans Paris jusqu’à l’Assemblée nationale. « On était rassemblés pacifiquement, il n’y a eu aucun dialogue possible », a affirmé jeudi Nicolas Fortin, secrétaire national de la Confédération paysanne, devant le commissariat du 13e arrondissement.

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19 commentaires

  1. Interesting update on Les 52 agriculteurs de la Confédération paysanne arrêtés pour une action au ministère de l’agriculture sont sortis de garde à vue. Curious how the grades will trend next quarter.

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