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« Poutine n’a peur que de Trump, a affirmé Volodymyr Zelensky le 4 février sur France 2. [Il] n’a pas peur des Européens. » Mais eux auraient-ils moins peur de Trump désormais ? C’est ce qu’on est en droit d’espérer après le « moment Groenland ». La réaction européenne au risque d’annexion américaine de ce territoire a marqué les esprits. Qu’importe ce qui aura, en réalité, convaincu Trump de faire un temps marche arrière.
Le récit européen retient que l’envoi symbolique de soldats sur l’île, le gel provisoire de l’accord commercial avec les Etats-Unis, la menace d’enclencher l’instrument anti-coercition et celle de vendre des bons du Trésor américains l’ont forcé à changer d’approche. Les dirigeants européens sortent plus confiants dans leurs propres leviers. Surtout, davantage conscients de l’inévitable rapport de force à affronter avec leur grand allié se retournant contre eux. En entrant en résistance par cet épisode, il leur sera plus compliqué de reculer au prochain.
Il y a tout juste un an, en écoutant le vice-président américain, J. D. Vance, à la conférence de sécurité de Munich, les Européens, sidérés, prenaient tout juste la mesure de l’étendue du mépris américain à leur égard. La négociation tarifaire conclue avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l’été 2025, leur a infligé une humiliation mondiale. La doctrine de sécurité nationale publiée par Washington en décembre 2025 a fini de leur confirmer qu’ils figuraient bien en ligne de mire.
Un nouveau ferment d’unité
Mais, en ce début 2026, un premier seuil psychologique paraît avoir été collectivement franchi. Après une année de présidence Trump à serrer les dents, les Européens osent maintenant les montrer. Les prises de distance politiques exprimées, jusque dans certains rangs de l’extrême droite ou par le patronat européen, pendant l’épisode du Groenland témoignent d’un début d’émancipation à l’égard de la relation transatlantique – qui reste bien sûr à confirmer.
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16 commentaires
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