Listen to the article
Un peu plus de deux ans après les journées « Filière morte » organisées dans les ports français en raison, entre autres, des prix du gasoil, le carburant pèse toujours sur la facture des armateurs de pêche. C’est aussi une charge pour les émissions de gaz à effet de serre du secteur : selon un rapport publié lundi 17 novembre par l’organisation française Bloom et le cercle de réflexion The Shift Project, les quelque 312 millions de litres consommés par la pêche professionnelle battant pavillon français représentent près de 961 000 tonnes équivalent CO2.
Cela correspond à 84 % de l’empreinte carbone de la filière, selon les calculs des deux associations. Celles-ci estiment à au moins 1,14 mégatonne équivalent CO₂ les émissions de gaz à effet de serre de la pêche maritime française, de la construction des bateaux jusqu’à la débarque des poissons, en 2022. Ce bilan, qui équivaut à environ 0,2 % de l’empreinte carbone de la France et ne couvre pas les nombreux produits de la mer issus des importations, vise à combler les lacunes des études antérieures, qui se basaient surtout sur la consommation énergétique des flottes.
Il vous reste 75.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









11 commentaires
961 000 tonnes de CO2, c’est énorme pour un secteur aussi modeste. Les armateurs vont-ils enfin réagir ?
Réagir, oui, mais avec quels moyens ? Le gasoil reste encore la solution la plus économique.
Un article intéressant, mais on oublie souvent l’impact environnemental des navires de plaisance. Par où commencer ?
Les navires de pêche ont un impact direct sur les stocks, donc priorité aux professionnels ?
La pêche électrique et les autres innovations réduisent-elles vraiment l’empreinte carbone ?
Toutes les solutions ont leurs compromis, mais c’est un pas vers la réduction des émissions.
Les chiffres sont impressionnants, mais le secteur de la pêche doit-il vraiment porter seul le fardeau de la transition énergétique ?
Les subventions pourraient aider, mais elles doivent être ciblées pour être efficaces.
Certes, mais c’est un début pour évaluer l’impact global. Peut-être avec moins de fardeau sur les mareyeurs.
Avec 0,2% de l’empreinte carbone nationale, est-ce vraiment une priorité face à l’industrie lourde ?
Mieux vaut commencer par les petits secteurs avant d’attaquer les géants.