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Les évêques catholiques l’avaient choisi, entre autres, parce qu’il était rompu aux arcanes du ministère de l’éducation nationale. Peut-être qu’avec lui à la tête de l’enseignement catholique, s’étaient-ils dit, les rapports avec les autorités seraient fluides et apaisés, après plusieurs mois de défiance à l’égard d’un système touché par des scandales de violences sexuelles et ce qui a été perçu comme des atteintes à la laïcité. Pourtant, dès son entrée en fonctions, Guillaume Prévost, nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, désigné en avril par l’épiscopat français, a réussi à tendre la maison dont il est issu.

Lors de sa conférence de rentrée, le 23 septembre, alors qu’il venait juste de prendre ses fonctions, le responsable avait ainsi affirmé sans détour qu’il fallait « redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves, parce que c’est le cœur du projet » catholique.

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19 commentaires

  1. Intéressant de voir comment l’Église cherche à réaffirmer son identité dans l’enseignement privé. Quel impact cela pourrait avoir sur la laïcité en France ?

  2. Les propos de Prévost risquent de braquer ceux qui défendent une école strictement laïque. Un équilibre sera-t-il possible ?

  3. Je ne vois pas comment prier en classe pourrait remettre en cause la laïcité, tant que cela reste dans le cadre de l’enseignement confessionnel.

  4. Redonner un caractère confessionnel à l’enseignement catholique, c’est aussi une façon de rassurer les familles pratiquantes.

  5. Antoine F. Leroy le

    Les propos de Guillaume Prévost surprennent, surtout après les récents scandales. Croit-on vraiment que prier en classe est la solution ?

  6. Après les scandales, il aurait peut-être été plus opportun de se concentrer sur la transparence et la prévention plutôt que sur une question de foi.

  7. L’enseignement catholique a toujours eu une place particulière en France. Ce retour aux sources est-il une régression ou une nécessaire réaffirmation ?

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