Listen to the article

0:00
0:00

Donald Trump est habitué à défier les probabilités, mais l’aventure dans laquelle il vient de se lancer en Iran est sans doute l’un des coups de dés les plus hasardeux, quant aux répercussions sur l’économie. Le président américain semblait fonder une grande partie de sa stratégie en vue des élections de mi-mandat, en novembre, sur sa capacité à faire baisser le coût de la vie, à l’aide du seul levier sur lequel il a une maîtrise indirecte : le prix du pétrole. En déclenchant l’opération « Fureur épique », il a choisi un chemin qui pourrait conduire à une augmentation spectaculaire des cours du brut dans les semaines à venir. Au risque de relancer l’inflation, qui avait plombé son prédécesseur, Joe Biden, lui permettant en grande partie de revenir au pouvoir en 2024.

Les chiffres sont déjà orientés à la hausse, même si on est loin des sommets atteints lors de précédents conflits. Le baril de Brent, la référence en Europe, a bondi de 20 % depuis vendredi 27 février, dépassant les 80 dollars. Le West Texas Intermediate, son équivalent américain, a, lui, grimpé de 10 % à 73,40 dollars (63,31 euros). Il est moins directement affecté par l’arrêt de la navigation dans le détroit d’Ormuz, mais dans ce marché mondialisé, les lois de l’offre et de la demande jouent à plein.

Il vous reste 79.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

19 commentaires

  1. Louis Durand le

    Interesting update on L’effet de la guerre contre l’Iran est déjà visible pour le consommateur américain. Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse