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Il est à la fonction publique territoriale ce que l’Institut national du service public (INSP) est à l’Etat. Implanté lui aussi à Strasbourg, l’Institut national des études territoriales (INET) forme, depuis 1997, les futurs cadres dirigeants des collectivités, quand l’ex-Ecole nationale d’administration se charge de la préparation des aspirants hauts fonctionnaires de l’Etat.
La comparaison ne semble pas s’arrêter à cette implantation géographique et à cette mission commune de formation des responsables publics de demain. Les deux écoles partagent aussi un autre point commun, moins flatteur : la représentativité encore limitée de la diversité de la société française parmi leurs élèves.
Sur les dix dernières années, les caractéristiques sociologiques des élèves de l’INET « n’ont évolué qu’à la marge » et « ne montrent qu’une légère diversification des profils », indique le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) dans une enquête sur le profil sociologique des promotions en formation de 2015 à 2024, soit 797 personnes au total. Un peu plus de la moitié (52 %) ont répondu à l’enquête. Une « forme d’homogénéité sociologique » demeure ainsi, selon l’organisme de tutelle de cette école. Son étude vient effectivement actualiser une première enquête publiée en 2013 qui portait, elle, sur les 20 premières promotions d’administrateurs territoriaux en formation à l’INET.
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11 commentaires
Intéressant, mais pas surprenant. Les élites publiques ont souvent du mal à se renouveler.
Cela reflète aussi les difficultés persistantes de mobilité sociale en France.
Et si on encourageait davantage les candidatures issues de milieux variés?
La formation des futurs cadres doit inclure une réelle ouverture sociale. La diversité n’est pas une option, mais une nécessité.
Tout à fait d’accord. Il est temps d’agir concrètement.
La diversité dans la fonction publique territoriale reste un enjeu crucial. Les efforts pour diversifier les profils doivent être intensifiés pour mieux refléter la société française.
C’est effectivement un problème récurrent. Pourquoi les efforts pour l’égalité des chances sont-ils si lents?
La fonction publique doit impérativement se diversifier. Cela améliorerait la qualité des services publics.
Une diversité mieux représentée permettrait aussi de mieux cibler les politiques publiques.
Les statistiques sont éloquentes. Où sont les réelles mesures pour changer cette situation?
Les bonnes intentions ne suffisent pas, il faut des actions fortes.