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Neuf mètres carrés. Un lit, un bureau, quelques affaires entassées dans un coin. Dans son studio d’une résidence du Crous, Charlotte (le prénom a été modifié à sa demande), étudiante en première année à l’Institut de formation en soins infirmiers de Nice, passe ses comptes au crible : 500 euros de bourse pour tenir le mois, 250 euros de loyer, le reste pour manger, s’assurer, se déplacer… « Littéralement pas assez », retrace-t-elle trois ans plus tard. Elle tente de travailler en étant déclarée, mais lorsqu’elle dépose des CV dans les bars et les restaurants, on ne lui propose que du travail non déclaré. « Quand t’as pas le choix, tu prends ce qu’il y a », résume l’étudiante.

Après sa première année, Charlotte décroche son diplôme d’aide-soignante. Par le biais de la mère d’une amie, elle trouve des soins à domicile chez une dame, au noir. Horaires souples, au gré des appels. Et un salaire intéressant : deux semaines par mois suffisent souvent à générer près de 3 000 euros, réglés en cash par le fils de la résidente. « C’était mieux rémunéré qu’un emploi déclaré, donc je n’ai pas hésité », explique la jeune femme de 21 ans. Elle y restera deux ans. A l’été 2025, à l’issue de sa troisième année, elle passe finalement en CDD à l’hôpital, un poste « plus stimulant sur le plan médical ».

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8 commentaires

  1. Interesting update on Le travail au noir comme « technique de survie » pour les étudiants. Curious how the grades will trend next quarter.

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