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Le débat sur les retraites suspendu au vote sur les « recettes » du budget de la « Sécu »
Le budget de la Sécurité sociale va-t-il poursuivre son chemin à l’Assemblée nationale ? Les députés doivent se prononcer, potentiellement samedi, sur sa partie « recettes » largement remaniée, et dont le rejet interromprait les débats avant même l’article phare suspendant la réforme des retraites.
Signe de l’importance du moment, le ministère des relations avec le Parlement a appelé les députés à adopter cette partie du texte pour que le débat « se poursuive » sur les dépenses, avant un vote sur l’ensemble du texte prévu mercredi, plutôt que d’envoyer dès ce week-end tout le projet de loi initial au Sénat. La partie « dépenses » contient des « sujets de santé, de prévention, d’hôpital » et « la suspension de la réforme des retraites », rappelle le ministère.
Un message nécessairement adressé aux oppositions, mais qui peut aussi se lire comme un appel à la mobilisation de son propre camp, échaudé par certaines concessions à la gauche.
Le gouvernement espérera nécessairement une abstention des socialistes plutôt qu’un vote contre, alors que le PS, qui a obtenu sous la menace d’une censure l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, a un intérêt objectif à ce que les débats aillent jusqu’à cet article crucial.
Les oppositions, mais aussi une partie du camp gouvernemental, peuvent également se targuer d’avoir largement réécrit la partie recettes : exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les titres-restaurant ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis. Et la gauche a aussi fait adopter des amendements pour une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine, et dégager 2,8 milliards de recettes en 2026. Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, qui n’a pas approuvé le dispositif mais veut qu’il reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.
Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent à leur manière de la façon dont sera réduit le déficit de la « Sécu ». La copie du gouvernement prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025). Mais le feu nourri des parlementaires contre plusieurs mesures phares, comme le gel des retraites et des minima sociaux auquel le gouvernement entend renoncer, éloigne l’objectif.
« Il faudra nous assurer que, de manière absolue, le déficit de la Sécurité sociale ne soit pas supérieur à 20 milliards d’euros », a insisté mercredi la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin. Une alerte perçue comme une marge de manœuvre par certains à gauche, qui considèrent que le gouvernement de Sébastien Lecornu est effectivement prêt à renoncer à certaines mesures d’économies.









5 commentaires
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Good point. Watching costs and grades closely.
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