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Un test biomédical à succès peut-il reposer sur des bases scientifiques fragiles ? Telle est la question que pose le déploiement d’un test salivaire pour l’endométriose. Cette pathologie touche environ 10 % des femmes, dont certaines peuvent attendre plusieurs années avant d’avoir un diagnostic clair et de recevoir les traitements ad hoc.

Aussi, depuis 2022, un test salivaire développé par la start-up française Ziwig suscite l’espoir. Le 20 janvier, lors d’une conférence de presse, son PDG, Yahya El Mir, a fait part de son optimisme. En octobre 2025, son équipe a publié une étude sur 971 patientes, dont 77 % ayant une endométriose repérée par imagerie (une échographie ou une IRM) ou cœlioscopie, qui montre des performances excellentes : une sensibilité (capacité à détecter les vrais positifs) de 97,3 % et une spécificité (capacité à détecter les faux négatifs) de 94,1 %.

Une nouvelle phase de recherche, financée par le forfait innovation du ministère de la santé accordé en octobre 2024, après avis de la Haute Autorité de santé (HAS), a été lancée sur 2 500 personnes. Déjà disponible en Suisse, mais sans remboursement, l’Endotest (environ 800 euros) de Ziwig vient en outre de recevoir la certification pour le marché américain. En 2024, la société a reçu le prix Galien International, qui récompense des innovations médicales.

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