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« The survey is closed » (« l’enquête est close ») : depuis vendredi 28 novembre, dans la soirée, toute personne cherchant à répondre au questionnaire sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur voit ce message apparaître. Qui a pris la décision de mettre un terme prématuré à l’opération, dix jours après son lancement ? Le mystère reste entier : l’institut de sondages IFOP, chargé de sa diffusion, le Cevipof (le Centre de recherches politiques de Sciences Po, qui doit en exploiter les résultats) et le ministère de l’enseignement supérieur ont refusé de répondre aux sollicitations du Monde, lundi 1er décembre.
A peine le sondage avait-il été envoyé, mardi 18 novembre, par un courrier du ministère de l’enseignement supérieur aux chefs d’établissement universitaire, que la polémique commençait à enfler. Ceux-ci étaient invités à « relayer auprès de l’ensemble de[s] personnels [–] enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens ou administratifs » – un lien permettant d’accéder au questionnaire dans le cadre d’une enquête nationale sur l’antisémitisme au sein de l’enseignement supérieur. Ce programme de recherche avait été annoncé par le ministre, Philippe Baptiste, le 29 avril.
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17 commentaires
Pourquoi stopper un sondage sur un sujet aussi sensible ? La raison doit être sérieuse.
Peut-être des problèmes méthodologiques ou des biais identifiés en cours de route ?
Étonnant que ce sondage soit arrêté si brusquement. Y avait-il des résultats inattendus ?
Les institutions impliquées restent silencieuses, ce qui alimente les spéculations.
C’est préoccupant. Un sondage sur l’antisémitisme ne devrait pas être censuré.
Un sondage arrêté en pleine polémique… Coïncidence ou décision politique ?
Le contexte actuel rend toute politique de lutte contre l’antisémitisme d’autant plus cruciale.
Arreter une enquete comme celle-ci peut donner l’impression d’un manque de sincerite. Dommage.
C’est ce qui risque de se passer, en effet. La confiance est un capital fragile.
L’absence de transparence autour de cette décision est inquiétante. On a le droit de savoir pourquoi.
Tout à fait. La confiance dans les enquêtes institutionnelles repose sur leur rigueur.
Dommage que cette enquête ne puisse pas aboutir. Les résultats auraient été instructifs.
Effectivement, comprendre la réalité sur le terrain est essentiel pour agir efficacement.
Cette affaire montre les difficultés à mener des enquêtes sensibles dans le milieu universitaire.
Oui, et le manque de communication n’arrange rien à la crédibilité du processus.
Le ministre et les institutions concernées ont une obligation de transparence. Ils devraient expliquer.
Entièrement d’accord. Les citoyens ont le droit de savoir.