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La plupart des skieurs ont fini à plat ventre ou les mains sur les genoux, samedi 10 janvier, à l’arrivée du géant d’Adelboden, après avoir terminé comme ils ont pu l’intraitable mur de la mythique Chuenisbärgli, la piste suisse située à 1 300 m d’altitude. D’autres n’ont même pas vu la ligne, à l’instar de l’Autrichien Marco Schwarz, vaincu par la fatigue et coupable d’une erreur à quelques portes de la délivrance. Au milieu de ces athlètes exténués, Léo Anguenot avait, lui, encore assez d’énergie pour lever les bras et hurler son bonheur devant des tribunes combles, comme à chaque fois.
Constamment à l’attaque et parfait – ou presque – sous les chutes de neige, le Français a impressionné pour signer le troisième temps final, après avoir obtenu le quatrième lors de la première manche, malgré son dossard 18. Seuls le Norvégien devenu brésilien Lucas Pinheiro Braathen et l’insatiable Marco Odermatt sont parvenus à devancer le natif d’Annecy, qui n’a occupé que quelques instants le fauteuil de leader. Quadruple vainqueur du classement général de la Coupe du monde de ski, le Suisse s’offre, pour sa part, une cinquième victoire d’affilée devant son public.
Léo Anguenot, 27 ans, a déjà connu le plaisir d’un podium au plus haut niveau, lui qui a terminé deuxième du géant d’Alta Badia (Italie) fin 2024. Mais celui de ce samedi arrive au meilleur des moments : un mois avant le coup d’envoi des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (du 6 au 22 février).
Pour l’épreuve olympique du géant, il sera probablement le Français avec le plus de confiance, sans être la seule chance de médaille des Bleus : cinq de ses compatriotes avaient obtenu leur qualification pour la seconde manche à Adelboden. Reste qu’aucun d’entre eux n’a réussi à jouer avec les meilleurs en début d’après-midi. Douzième, Alexis Pinturault a été relégué à plus de 2 s du vainqueur du jour, comme Loévan Parand (16e), Alban Elezi Cannaferina (17e) et Flavio Vitale (24e). Thibaut Favrot a, lui, abandonné après une erreur en haut de la piste.








5 commentaires
Quel combat à Adelboden ! La Chuenisbärgli est vraiment une piste redoutable, même pour les meilleurs. Marco Odermatt confirme encore une fois sa domination, mais Léo Anguenot lui tient tête.
Impressionnant le comportement de Léo Anguenot face à ces conditions extrêmes. Il a gardé son calme et sa technique, même sur une piste aussi exigeante. La France peut être fière.
Belle performance de Léo Anguenot malgré les conditions difficiles à Adelboden. Le skieur français continue de montrer qu’il est un sérieux concurrent sur le circuit mondial. Bravo !
Un podium bien mérité pour Léo Anguenot. Parvenir à se battre avec Odermatt dans ces conditions, c’est la preuve qu’il est en pleine confiance. Attendons la suite avec impatience.
La Chuenisbärgli a encore frappé. Même des cadres comme Marco Schwarz n’ont pas réussi à la dompter. Léo Anguenot a fait un sans faute, chapeau bas.