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Face à la montée des tensions et des inégalités, notre société a plus que jamais besoin de repères partagés, d’expériences communes et de nouvelles raisons d’espérer ensemble. Bref, d’engagement, et c’est en ce sens que le service civique demeure un levier essentiel de notre cohésion nationale.
Grâce à un très large consensus républicain à l’Assemblée nationale et au Sénat, le service civique a été inséré en 2010 dans le code du service national, dont l’article L.120-1 précise : « Le service civique a pour objet de renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale et offre à toute personne volontaire l’opportunité de servir les valeurs de la République et de s’engager en faveur d’un projet collectif en effectuant une mission d’intérêt général en France ou à l’étranger auprès d’une personne morale agréée. » Quinze ans plus tard, il demeure une réponse concrète à une question profondément politique : comment redonner du sens au collectif dans un monde de plus en plus fragmenté ?
Le service civique offre à chaque jeune de 16 à 25 ans – et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap – la possibilité de s’engager durant six à douze mois pour l’intérêt général, tout en recevant une indemnisation et un accompagnement vers l’avenir. C’est une politique publique simple, lisible, inclusive, et qui a rencontré un succès important jusqu’à devenir progressivement un rite de passage vers l’âge adulte, en permettant à plus de 10 % d’une classe d’âge – soit 80 000 personnes – de s’engager chaque année.
En quinze ans, ce sont près de 900 000 volontaires qui ont pris part à cette réussite collective, œuvrant auprès de 80 000 organismes d’accueil – associations, écoles, préfectures, hôpitaux, collectivités, structures médico-sociales ou de défense de l’environnement – qui bénéficient directement de cette force d’engagement. Sur le terrain, les volontaires se rendent utiles auprès des personnes âgées isolées, des élèves en difficulté, de publics fragilisés ou au service de la transition écologique. Ils découvrent ainsi le sens de l’action citoyenne, notamment avec le brevet premier secours, la force du collectif et leur capacité à transformer la société. Le service civique est un investissement dans la République.
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14 commentaires
Intéressant de voir comment le service civique émerge comme solution face à l’individualisme croissant. Pensez-vous qu’il pourrait inspirer d’autres pays ?
Plusieurs pays européens ont déjà des programmes similaires, mais avec des différences significatives dans leur approche.
Le service civique est une initiative noble, mais il faudrait peut-être réfléchir à des moyens plus durables d’engagement citoyen à long terme.
C’est vrai, mais c’est déjà un pas dans la bonne direction pour renforcer la cohésion sociale.
Les missions sont généralement de courte durée, mais certains volontaires prolongent leur engagement, parfois même dans le secteur privé.
Un article qui donne de l’espoir, mais peut-on vraiment compter sur des volontaires pour résoudre des problèmes structurels ?
C’est un complément utile, mais pas une solution miraculeuse, en effet.
Cela aide à sensibiliser les jeunes, qui pourront peut-être influencer les politiques publiques dans le futur.
Le service civique semble être une réponse politique à une fragmentation sociale, mais est-ce vraiment efficace à grande échelle ?
C’est un début, mais il faudrait des études plus approfondies pour mesurer son impact global.
Les retours des participants montrent une réelle satisfaction, mais l’impact à long terme reste à évaluer.
Je me demande comment les missions à l’étranger sont sélectionnées et financées. Y a-t-il des critères précis ?
Les critères sont établis par l’État et les associations agréées, avec une attention particulière portée sur la sécurité et l’impact social.
Quels types d Assyries peuvent rejoindre le service civique ? Y a-t-il des restrictions ?