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Les critiques de l’administration américaine contre l’Union européenne et la faiblesse de sa croissance économique s’inscrivent dans un agenda politique à la fois international et domestique. Si elles ne justifient pas une remise en cause du modèle européen, elles ne doivent pas conduire à sous-estimer un diagnostic largement partagé : l’existence d’un décrochage économique de ce côté-ci de l’Atlantique.
D’abord, le débat ne devrait pas comparer mécaniquement les Etats-Unis à l’Europe des Vingt-Sept, tant les pays européens comme les Etats américains sont profondément hétérogènes. Cette opposition caricature deux modèles de société : l’un, américain, peu redistributif, et l’autre, européen, qui le serait trop, ce qui pénaliserait la croissance. Or, la comparaison des performances économiques ne saurait se limiter au seul produit intérieur brut (PIB), même s’il reste un indicateur central.
D’autres dimensions doivent être prises en compte, comme l’espérance de vie, l’état de santé des populations ou les émissions de CO₂. A titre d’exemple, l’espérance de vie en France est supérieure de quatre ans à celle des Etats-Unis, tandis que les écarts d’espérance de vie entre des Etats comme la Californie et le Mississippi sont plus importants qu’entre la France et la moyenne américaine. La virulence des attaques contre l’Europe ne saurait cacher la réalité des inégalités aux Etats-Unis.
Signaux préoccupants
Ensuite, ces constats généraux ne doivent pas masquer une érosion de la productivité bien réelle en Europe. Certains pays, comme l’Italie, ont déjà connu un décrochage marqué : malgré une conjoncture favorable, son niveau de vie par habitant vient juste de retrouver celui de 2007, alors que son PIB était comparable à celui de la France dans les années 1980. Cette trajectoire ne s’explique pas par le niveau des dépenses sociales, mais par les insuffisances du système éducatif et des institutions publiques, tandis qu’une dette élevée limite les marges de manœuvre et freine la croissance. La France présente aujourd’hui, sur la question de la dette, des signaux préoccupants.
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16 commentaires
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