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« Présente-toi en huit secondes. Ajoute une photo pour augmenter tes chances. N’oublie pas que tu seras noté, ne mens pas. » En quelques minutes, sous les conseils d’une voix artificielle, Paul Marquet, le protagoniste d’A pied d’œuvre, long-métrage de Valérie Donzelli sorti le 4 février, s’inscrit sur Jobbing. Sur cette plateforme, des particuliers proposent à d’autres d’effectuer de petites missions dans des domaines variés (bricolage, jardinage…). Celui qui propose le prix le plus bas remporte le « boulot », dans un jeu d’enchères inversées.

Bien que fictive, cette plateforme décrit une tendance bien réelle : le développement, depuis une dizaine d’années, de sites où le travail se vend pour une bouchée de pain, sans le moindre statut. Comme L’Histoire de Souleymane (Boris Lojkine, 2024), A pied d’œuvre utilise la fiction pour décrire l’une des facettes de l’ubérisation du travail.

Il est fréquent que des cinéastes se saisissent des problématiques du monde du travail : qu’il s’agisse du cumul des temps partiels pour les mères célibataires (A plein temps, Eric Gravel, 2021), des ravages de la sous-traitance (Grand Ciel, Akihiro Hata, 2025) ou du combat de travailleurs pour sauver leur entreprise (Reprise en main, Gilles Perret, 2022).

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14 commentaires

  1. Interesting update on Le regard du cinéma sur les transformations du travail complète l’analyse des chercheurs. Curious how the grades will trend next quarter.

  2. Antoine Bernard le

    Interesting update on Le regard du cinéma sur les transformations du travail complète l’analyse des chercheurs. Curious how the grades will trend next quarter.

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