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Les réactions des politiques
« Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé le chef de file des « insoumis », sur X. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a déclaré que les Etats-Unis « renou[ai]ent avec les coups d’Etat et la guerre ».
Le premier secrétaire du Parti socialiste, a, quant à lui, affirmé sur X : « Quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné. » Jugeant que « la force ne peut remplacer le droit », il s’est inquiété d’« un feu vert donné à tous les autocrates du monde ».
« Pas une larme pour le dictateur ploutocrate Maduro, mais il faut avoir conscience que nous entrons dans un monde sans droit international où prévaut la loi du plus fort », s’est inquiété l’eurodéputé social-démocrate.
Silencieux jusqu’en début de soirée, le chef de l’Etat a écrit sur X que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir » lui qui « a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple ». Il appelle à une « transition à venir pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le président Edmundo Gonzalez Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition », sans évoquer l’opération américaine. Plus tôt, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait affirmé que l’opération américaine « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international » et qu’« aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur ».
L’ancien premier ministre a fait savoir que l’attaque américaine « confirm[ait] que l’usage décomplexé, unilatéral de la force devient dangereusement le mode privilégié d’action internationale, y compris de la part de démocraties alliées ».
La cheffe du Rassemblement National a jugé qu’il y avait « mille raisons de condamner le régime de Nicolas Maduro : communiste, oligarchique et autoritaire », mais que « la souveraineté des Etats n’[était] jamais négociable ». « Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel Etat, reviendrait à accepter demain notre propre servitude », a-t-elle ajouté, appelant à « rendre la parole » aux Vénézuéliens.







11 commentaires
Le silence prolongé de certains dirigeants est révélateur. Cela ouvre la voie à des hypothèses troublantes sur les motivations réelles de cette intervention.
La communauté internationale doit réagir avec prudence. Une escalade pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la région.
Les réactions politiques montrent à quel point ce sujet est sensible. La violation de la souveraineté d’un pays ne peut pas être ignorée.
Tout à fait, c’est une question de principe fondamentale.
Cette situation au Venezuela est préoccupante. Les États-Unis semblent ignorer les conséquences de leurs actions sur la stabilité régionale.
Mais quel est l’intérêt économique réel derrière cette intervention?
Effectivement, cela pourrait déclencher une crise géopolitique majeure.
Les ressources pétrolières du Venezuela jouent un rôle clé dans cette affaire. Les implications pour les marchés des matières premières pourraient être significatives.
Intéressant de voir comment les termes ‘souveraineté’ et ‘dictature’ sont manipulés selon les camps.
C’est vrai, chaque côté a sa propre interprétation des faits.
Maduro était un dirigeant controversé, mais est-ce que cette intervention est vraiment la meilleure solution? Les alternatives auraient dû être explorées.