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Le président de Taïwan, Lai Ching-te, s’est engagé, jeudi 1er janvier, à « défendre fermement la souveraineté » de l’île, autour de laquelle les forces armées chinoises ont mené cette semaine des simulations de blocus et d’attaques contre des cibles maritimes.
« Ma position a toujours été claire : défendre fermement la souveraineté nationale, renforcer la défense nationale et la résilience de l’ensemble de la société, mettre en place des capacités de dissuasion efficaces et construire des mécanismes de défense démocratiques solides », a déclaré M. Lai dans un discours télévisé prononcé à l’occasion de la nouvelle année.
La Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire, a affirmé mercredi avoir achevé « avec succès » ses vastes manœuvres militaires entamées lundi autour de l’île, qui comprenaient des tirs réels et ont mobilisé des dizaines d’avions et de navires de guerre. Taipei a condamné ces deux journées d’exercices – les sixièmes manœuvres d’importance depuis 2022. « La réunification de notre patrie ne pourra pas être empêchée », a affirmé le président chinois, Xi Jinping, dans son message du Nouvel An.
Crise politique sur l’île
Jeudi, la Chine s’est emportée contre l’allocution du président Lai, « remplie de mensonges et de bêtises, d’hostilité et de malveillance », selon Chen Binhua, porte-parole du bureau des affaires taïwanaises de la République populaire de Chine. Ce dernier a ajouté que M. Lai avait « incité à la confrontation » entre les deux rives du détroit de Taïwan, selon l’agence de presse Chine nouvelle.
Les tensions dans le détroit de Taïwan ont été ravivées par une vente d’armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars (environ 9,46 millions d’euros), le montant le plus important depuis 2001.
A la fin de novembre, le président taïwanais avait annoncé vouloir une armée prête d’ici à 2027 à faire face à la Chine. En 2023, William Burns, alors directeur de la CIA, avait déjà évoqué cette date comme horizon d’une possible invasion. Mais le président taïwanais fait face à une crise politique sur l’île, pressée par son allié américain de dépenser davantage pour sa propre défense.
Le budget annuel de l’Etat et une enveloppe de 40 milliards de dollars destinée à développer un système de défense aérienne intégrée sont en effet bloqués par une querelle entre le gouvernement et l’opposition majoritaire au Parlement. « Face aux dangereuses ambitions militaires de la Chine, Taïwan n’a pas le temps d’attendre, ni le temps de se livrer à des querelles en interne », a tonné M. Lai.









5 commentaires
La situation entre la Chine et Taïwan est de plus en plus tendue, mais les déclarations du président taiwanais montrent une volonté de résistance. Espérons que cela ne dégénère pas en conflit armada.
Les maires interventions militaires de la Chine sont-elles une stratégie pour intimider Taïwan ou une préparation à une action concrète ?
La situation est complexe, mais Taïwan a le droit de se défendre. La rhétorique de Pékin pourrait empirer les tensions.
Les manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan sont une démonstration de force inquiétante. La communauté internationale devrait prendre ces actions au sérieux.
La communauté internationale a-t-elle vraiment les moyens d’intervenir efficacement dans ce conflit potentiel ?