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Des mois durant, la pression exercée sur le Venezuela était justifiée par les Etats-Unis comme une guerre contre le narcotrafic. Une autre priorité s’impose désormais : l’accès au pétrole de ce pays d’Amérique latine assis sur les plus vastes réserves d’or noir du monde. L’éviction du président vénézuélien, Nicolas Maduro, enlevé lors d’un raid mené samedi 3 janvier à l’aube par les forces spéciales américaines, ouvre la voie au retour des majors américaines dans le pays, a assuré Donald Trump dans la foulée.
« Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars (…) et commencer à faire gagner de l’argent au pays », s’est félicité le président américain lors d’une conférence de presse donnée samedi en Floride.
Voilà pour le plan général. Les détails, en revanche, ne sont guère précisés. Et l’on ignore dans quelle mesure les géants pétroliers tels qu’ExxonMobil ou ConocoPhillips seraient prêts à injecter de très grosses sommes dans un Venezuela dirigé par un gouvernement provisoire à la légalité floue. Un pays, qui plus est, dont l’industrie pétrolière est dans un état de délabrement complet après deux décennies de corruption et de panne des investissements, encore aggravées par les sanctions américaines. Actuellement, Chevron est la seule compagnie américaine à opérer sur place grâce à une dérogation accordée par Washington.
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20 commentaires
Les réserves pétrolières du Venezuela sont immenses, mais leur exploitation nécessite des investissements colossaux. Les entreprises américaines sont-elles prêtes à prendre ce risque ?
Avec les sanctions actuelles, cela semble peu probable tant que la situation politique reste instable.
Les géants pétroliers américains, comme ExxonMobil, sont-ils vraiment prêts à investir massivement dans un pays aussi instable que le Venezuela aujourd’hui ?
Probablement pas avant que les conditions ne s’améliorent significativement.
Les déclarations de Trump sur le retour des compagnies pétrolières américaines au Venezuela semblent optimistes. Qu’en pensent les experts de l’industrie ?
Beaucoup restent sceptiques tant que les infrastructures pétrolières du pays ne sont pas renforcées.
L’éviction de Maduro ouvre-t-elle vraiment la voie à un contrôle américain sur le pétrole vénézuélien ?
Les déclarations de Trump sonnent comme une promesse, mais la réalité sur le terrain pourrait être plus complexe.
Le Venezuela a les plus grandes réserves mondiales de pétrole. Mais sans stabilité politique, ces richesses resteront-elles inaccessibles ?
L’instabilité actuelle rend effectivement toute exploitation à grande échelle très incertaine.
Le Venezuela possède des réserves pétrolières considérables, mais son industrie est en ruine. Quelles seraient les premières étapes pour relancer la production ?
Réparer les infrastructures endommagées et attirer des investisseurs serait un bon début.
Trump voit là une opportunité économique majeure pour les États-Unis, mais la situation est-elle si simple avec un Venezuela en pleine crise ?
La stabilité politique est en effet un élément crucial pour attirer les investissements étrangers.
Comment les autres pays producteurs de pétrole pourraient-ils réagir à cette tentative américaine de reprendre le contrôle du pétrole vénézuélien ?
Certains pourraient y voir une menace directe pour leurs propres intérêts économiques.
La politique de Trump au Venezuela semble davantage motivée par des intérêts économiques que par des préoccupations humanitaires.
C’est une critique souvent faite à l’égard des interventions américaines dans cette région.
Le pétrole vénézuélien, une aubaine pour les majors américaines, mais à quel prix pour la population locale ?
L’histoire montre que de telles interventions ont souvent des conséquences néfastes pour les civils.