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C’est un joyau naturel. Dans le nord du Guatemala, à la frontière avec le Mexique, le parc national Laguna del Tigre abrite la plus vaste zone humide d’eau douce d’Amérique centrale. Avec ses 338 000 hectares, le premier parc national du pays par la superficie constitue également une des six aires de la réserve de biosphère maya. Son territoire présente une diversité rare d’écosystèmes : des forêts tropicales humides, des forêts ripariennes le long des cours d’eau, des marécages, marais, lagunes et savanes inondables ou encore des peuplements exceptionnels de mangliers rouges et même un récif de mollusques d’eau douce.
Au début des années 1980, le Guatemala décide de protéger ces écosystèmes en créant le parc. Mais, à la même époque, la compagnie américaine Texaco découvre que son sous-sol abrite un gisement pétrolier dénommé « Xan » dont le potentiel est alors estimé à 400 millions de barils.
Malgré la protection officielle, l’exploitation commence en 1988, menée par la compagnie Basic Resources sur une superficie de 10 000 hectares. En 2001, au moment de la création de la réserve, Basic Resources est rachetée par l’entreprise franco-britannique Perenco, qui appartient à la famille Perrodo.
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15 commentaires
Un triste rappel que la cupidité peut détruire des trésors naturels en quelques décennies. Comment éviter cela à l’avenir ?
La nature est résiliente, mais combinée à un parc national, cette zone mérite un effort de restauration urgent. Quelles sont les solutions envisagées ?
Dommage qu’une entreprise exploite un parc naturel aussi précieux. Quel impact environnemental cela a-t-il laissé ?
Espérons que les autorités guatémaltèques vont nettoyer ce site.
La pollution semble être significative, surtout après 25 ans d’activité.
Perenco devrait assurément financer le nettoyage de ce site. À qui incombe dorénavant cette responsabilité ?
Le gouvernement guatémaltèque doit réagir rapidement pour préserver ce qui reste intact dans le parc. Des actions concrètes sont-elles engagées ?
Peu d’informations circulent sur des projets de réhabilitation.
Étonnant qu’un tel parc ait pu être exploité pendant si longtemps. Y a-t-il eu des protestations locales ?
Les communautés indigènes ont souvent protesté, mais sans succès.
Le Guatemala gagne enfin un espace protégé, mais c’est trop peu, trop tard. Les dommages écologiques sont irréversibles ?
Certains écosystèmes mettront des décennies à se rétablir, voire plus.
Un contraste frappant entre la beauté de ce parc et la dégradation causée par les forages. Pourquoi aucune mesure n’a été prise plus tôt ?
La corruption et le manque de régulation sont souvent les causes principales dans ces cas.
Un exemple tragique des dérives de l’exploitation pétrolière dans des zones fragiles. Les leçons ont-elles été tirées ?