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Il y a les « riches » et les « pauvres », avec d’un côté ceux qui capitalisent sur un trésor de guerre ou bénéficient d’un afflux régulier de cotisations ou de dons et, de l’autre, ceux qui peinent à recruter et recourent massivement à la dette. Mais tous les grands partis politiques nationaux ont en commun d’être soutenus par une manne importante voire, pour certains, vitale : l’aide publique. « La contribution de l’Etat au financement de la vie politique s’avère essentielle, déclare Christian Charpy, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) au Monde. Elle permet à chacun de pouvoir exprimer ses opinions. » Une référence à la Constitution, dont l’article 4 consacre le rôle des « partis et groupements politiques [concourant] à l’expression du suffrage ».

La publication des comptes pour l’exercice 2024 des quelque 635 partis politiques recensés en France cette année-là, mardi 10 février, à un mois du scrutin municipal des 15 et 22 mars et un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, est attendue. Elle renseigne en effet sur la capacité des principaux partis à s’imposer sur la scène politique et à participer au financement des campagnes électorales. Le nombre exorbitant de partis s’explique notamment par l’existence d’une myriade de micropartis et de formations inactives ou en sommeil.

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