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Chaque année, le temps d’une semaine, durant le Festival international du film fantastique, Gérardmer devient un Twin Peaks vosgien, au bord de son lac, ceinturé de résineux embrumés. L’épouvante confirme sa résilience en termes de fréquentation : le festival a ses fans fidèles et les quatre salles où il se déploie sont toujours bondées. La compétition de cette 33e édition, clôturée dimanche 1er février, n’a pas révélé de perle mirifique, mais quelques bonnes surprises. Cette section cherche à concilier convenances du cinéma indépendant « généraliste » et bizarreries macabres, et il n’est pas certain que les geeks érudits du genre y trouvent leur compte.

Représentatif de cet entre-deux, Mother’s Baby, de Johanna Moder, récompensé par le Grand Prix, se voue à la paranoïa post-partum d’une jeune mère, persuadée que son bébé n’est pas le sien. L’interaction anxiogène entre la femme et le rejeton impavide est plutôt bien saisie. Mais l’on en reste à la toile cirée du cinéma clinique à l’autrichienne, qui ne nécessitait pas une greffe pseudo-horrifique prenant trop de place.

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8 commentaires

  1. Interesting update on Le Festival du film fantastique de Gérardmer, entre cannibales néo-zélandais et fantômes indonésiens. Curious how the grades will trend next quarter.

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