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Les nuages s’accumulent massivement au-dessus du Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême, dont la 53e édition (prévue du 29 janvier au 1er février 2026) n’a jamais semblé aussi proche d’être annulée. Au boycott des auteurs et autrices, lancé il y a plusieurs mois et confirmé avec fermeté courant novembre, s’ajoute désormais celui, partiel en théorie, des maisons d’édition. En proie à la plus grave crise de son histoire, l’événement devrait avoir du mal à résister à l’élan de contestation unanime de la profession qui ne veut plus que celui-ci soit organisé par la société 9eArt+, cible d’innombrables critiques quant à son fonctionnement.
L’initiative des partenaires publics visant à reprendre la main sur le FIBD, en mettant sous tutelle son association faîtière et en dictant de nouvelles règles pour l’attribution de sa délégation à partir de 2028, n’a pas calmé la fronde. Neuf organisations et syndicats d’auteurs et autrices ont réaffirmé, mardi 18 novembre, leur intention de ne pas se rendre sur les bords de la Charente en janvier.
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7 commentaires
On dirait que les problèmes de gouvernance du festival ont été ignorés pendant trop longtemps. Comment les organisateurs comptent-ils redresser la situation ?
C’est une bonne question. Les changements annoncés pour 2028 arrivent un peu tard, selon moi.
La crise du festival d’Angoulême montre à quel point le manque de transparence peut nuire à un événement culturel. Une autre organisation serait-elle plus appropriée ?
Effectivement, un manque de transparence est souvent la source des conflits. Une restructuration semble inévitable.
Il serait intéressant de voir comment d’autres festivals gèrent leurs relations avec les auteurs et éditeurs.
Les boycotts successifs risquent de porter un coup dur à une institution culturelle déjà affaiblie par les critiques.
Espérons que les parties prenantes parviennent à trouver un terrain d’entente avant 2026.