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Le quotidien américain The Washington Post annonce que le FBI a exécuté un mandat de perquisition, mercredi 14 janvier, au domicile de Hannah Natanson, une de ses journalistes, dans le cadre d’une enquête visant un contractuel travaillant pour le gouvernement et accusé de rétention illégale de documents gouvernementaux classifiés.

Selon le quotidien, les agents fédéraux enquêtent sur Aurelio Perez-Lugones, un administrateur système du Maryland détenteur d’une habilitation de sécurité « Top secret ». Il a été inculpé au début du mois de janvier pour « détention illégale d’informations relatives à la défense nationale », d’après les documents judiciaires.

Chez Hannah Natanson, les agents fédéraux ont saisi son téléphone, deux ordinateurs portables – un personnel l’autre professionnel – et une montre Garmin. La journaliste couvre la transformation du gouvernement fédéral par l’administration Trump et a récemment publié un article décrivant comment elle a obtenu des centaines de nouvelles sources, ce qui a conduit un collègue à la surnommer « la chuchoteuse du gouvernement fédéral ».

Le quotidien note que bien qu’« il n’est pas inhabituel que des agents du FBI mènent des enquêtes sur les fuites concernant des journalistes publiant des informations gouvernementales sensibles, il est en revanche très inhabituel et agressif que les forces de l’ordre perquisitionnent le domicile d’un journaliste ».

Un porte-parole du FBI s’est refusé à tout commentaire, tout comme les responsables du ministère de la justice et du Washington Post.

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4 commentaires

  1. Cette perquisition soulève des questions sur la manière dont les informations classifiées sont traitées, surtout quand elles impliquent des journalistes. Les autorités doivent-ils avoir accès aux outils de travail des reporters?

    • C’est un cas complexe. D’un côté, la sécurité nationale est cruciale, mais de l’autre, la liberté de la presse est fondamentale.

  2. Les enquêteurs fédéraux ont saisi trois appareils électroniques de la journaliste. Cela pourrait compromettre son travail et ses sources. Des mesures sévères, mais nécessaires pour l’enquête?

    • Il est certain que la protection des informations sensibles est importante, mais ces actions pourraient aussi avoir un effet dissuasif sur d’autres journalistes.

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