Listen to the article
TF1 – LUNDI 12 JANVIER À 20 H 55 – SÉRIE
Jalon, obstacle, station de l’ascenseur social ou instrument darwinien, le baccalauréat continue d’occuper une place démesurée (par rapport aux examens équivalents dans d’autres pays) dans la vie française. On peut s’en moquer – Les Sous-doués (1980), de Claude Zidi – ou en faire la machine qui façonne des destins fragiles – Passe ton bac d’abord (1978), de Maurice Pialat. Les créatrices du Diplôme – la productrice Fanny Riedberger (Lycée Toulouse-Lautrec, Les Randonneuses), Sylvie Audcœur et Elodie Namer – prennent une voie médiane.
La minisérie que propose TF1 suit, une année scolaire durant, les efforts d’un groupe de six adultes qui préparent le bac le soir, dans un lycée parisien. Dès les premiers plans, on est fixé, l’étrangeté de la situation – des élèves souvent plus vieux que leurs enseignants qui retrouvent les rituels et les contraintes de la vie scolaire – ne servira pas à faire rire. Les enseignants – en particulier le couple que forment Fred Hazan et Cécile Rebboah – sont là pour assurer les récréations comiques.
La trajectoire des candidats est autrement prise au sérieux. Répondent à l’appel une femme au foyer sexagénaire (Clémentine Célarié) qui veut passer le bac pour échapper à l’emprise d’un mari violent (Charles Berling), une chauffeuse de VTC mère de famille banlieusarde (Camille Lellouche), un retraité (Bernard Campan) qui a de très vieux comptes à régler avec son père, un détenu (Guillaume Labbé) décidé à regagner l’estime de la société et de sa fille, un étudiant en médecine syrien (Ahmad Contar) qui a besoin du bac pour tout recommencer et une très jeune fille (Julie Sassoust) qui a dû quitter le lycée dans de troubles circonstances.
Il vous reste 51.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









7 commentaires
Intéressant de voir comment les adultes revendiquent leur droit à l’éducation et à la réussite scolaire, même plus tard dans la vie. J’espère que le programme capture leur détermination.
Je me demande comment les enseignants gèrent la dynamique avec des élèves si expérimentés.
Absolument, c’est une belle réflexion sur le fait que l’apprentissage n’a pas d’âge.
Le bac est un rite de passage en France, mais quelle étrange expérience pour des adultes ! J’ai hâte de voir si cette série évite les clichés.
J’espère qu’elle montre les défis uniques qu’ils doivent affronter.
Un sujet universel qui prouve que l’éducation est un processus continu. J’attends de voir comment les personnages évoluent au fil de l’année.
Et comment les enseignants s’adaptent à cette situation inhabituelle.