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En contact radio avec le commissariat de Roubaix, Philippe Gouget hurle : « Top priorité ! On nous a tiré dessus, un collègue est touché ! Les deux individus ont pris la fuite. » Quelques instants plus tard, nouveaux échanges : « C’est la panique, là ! Il est derrière, il est pas loin. Il nous a retiré dessus ! » Ce qui devait être une simple interpellation de voleurs de voitures par deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC) vient de basculer dans une scène de guerre, menée à l’arme lourde. Des inconnus ont tiré des rafales de kalachnikov et, dans un fourré, on retrouvera un Skorpion, un pistolet-mitrailleur tchèque, capable de tirer 850 coups à la minute. Nous sommes à Croix (Nord), ville cossue qui jouxte Roubaix, le 27 janvier 1996, et le « gang de Roubaix » vient d’entrer en scène.
Il ne la quittera plus avant plusieurs mois, avec surtout des braquages de supérettes – dont l’un se soldera par la mort d’un automobiliste qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment –, l’attaque ratée d’un fourgon de la Brink’s au lance-roquettes au cours duquel un convoyeur a été gravement blessé, et une tentative d’attentat à Lille.
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11 commentaires
Incroyable histoire de fuite, vingt-sept ans plus tard. On se demande comment ils ont pu rester invisibles si longtemps.
Je me demande quelles méthodes ils ont utilisées pour survivre sans être repérés pendant tout ce temps.
Malgré les efforts des forces de l’ordre, certains criminels parviennent toujours à se cacher. Le temps fait son œuvre.
La cavale de vingt-sept ans ne fait que renforcer l’image inquiétante de ces criminels. Une affaire qui ne peut laisser indifférent.
Quand on pense qu’ils ont échappé à la justice pendant si longtemps, c’est presque effrayant.
Le gang de Roubaix a marqué les esprits. J’espère que cette dernière arrestation apportera des réponses aux familles des victimes.
La fermeture de ce dossier est essentielle pour le bouclage des enquêtes et la justice des victimes.
Un épisode de l’histoire criminelle française qui laisse des traces. Espérons que cette affaire trouvera enfin sa conclusion.
La justice met du temps, mais elle finit par arriver. Bon courage à toutes les victimes.
Les armes lourdes utilisées laissent penser que ce gang était bien plus organisé qu’on ne le croyait. Un dossier qui mérite d’être creusé.
Ce type d’équipement suggère une planification sérieuse. On en saura plus lors du procès.