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Le décrochage européen vis-à-vis des Etats-Unis depuis les années 1990, mis en lumière par le rapport Draghi, paru en 2024, est hélas bien réel et corroboré par de très nombreux indicateurs économiques et technologiques. Mais qu’entend-on exactement par décrochage ? Il s’agit essentiellement d’une divergence croissante du niveau de produit intérieur brut (PIB) par habitant entre les deux rives de l’Atlantique.
Cette divergence s’explique en partie par le fait que les Européens consacrent moins de temps à travailler que les Américains. Cela contribue à un PIB par habitant plus faible, mais n’explique pas la dynamique observée depuis trente ans. D’après les séries statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques et d’Eurostat, l’écart d’heures travaillées entre l’Europe et les Etats-Unis s’est surtout creusé à partir des années 1980 et ne s’est pas nettement aggravé depuis 1990. Autrement dit, l’évolution plus récente du PIB par habitant relève principalement de la productivité, c’est-à-dire de ce qu’une heure de travail produit en valeur économique.
Une difficulté apparaît toutefois : comment comparer une valeur ajoutée produite en euros avec une valeur ajoutée produite en dollars ? Il n’est pas possible d’utiliser un taux de change de marché, trop volatil et influencé par les flux financiers. Les statisticiens ont donc recours aux parités de pouvoir d’achat (PPA). Cet ajustement permet de tenir compte des différences de niveaux de prix entre pays en exprimant les revenus ou les productions sur la base d’un panier de biens et de services équivalent. Après ajustement en PPA, un dollar vaut moins qu’un euro : quiconque a payé un café ou une nuit d’hôtel aux Etats-Unis a pu constater que le niveau général des prix y est plus élevé qu’en Europe.
Ecart substantiel
Pour analyser l’évolution de la productivité relative dans le temps, les économistes effectuent généralement un ajustement en PPA à partir d’une année de référence commune, puis neutralisent l’inflation dans chaque pays à l’aide des indices de prix nationaux pour les autres années. Ils mettent les niveaux de productivité sur une même échelle à partir d’une année repère, puis ils suivent, dans chaque pays, la hausse de la productivité au cours du temps.
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14 commentaires
Production mix shifting toward International might help margins if metals stay firm.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
Exploration results look promising, but permitting will be the key risk.
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
Good point. Watching costs and grades closely.
Production mix shifting toward International might help margins if metals stay firm.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Good point. Watching costs and grades closely.
Interesting update on « Le décrochage européen est d’abord un problème de productivité ». Curious how the grades will trend next quarter.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
I like the balance sheet here—less leverage than peers.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.