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Une semaine avant d’assurer le show très attendu de la mi-temps du Super Bowl, Bad Bunny est déjà en haut de l’affiche. Le chanteur portoricain a remporté, dimanche 1er février à Los Angeles (Californie), le Grammy Award de l’album de l’année, une première pour un disque chanté en espagnol.

L’album Debi tirar mas fotos (« j’aurais dû prendre plus de photos ») fait une grande place aux rythmes traditionnels de Porto Rico et évoque la colonisation de l’île des Caraïbes, sous juridiction américaine depuis 1898. Le chanteur de 31 ans a battu, dans cette catégorie, plusieurs poids lourds de l’industrie musicale américaine, à commencer par le rappeur Kendrick Lamar et la pop star Lady Gaga.

« Je souhaite dédier ce prix à tous ceux qui ont dû quitter leur patrie pour poursuivre leurs rêves », a-t-il déclaré en anglais. Un peu plus tôt, sur la même scène et alors qu’il venait d’être récompensé pour le prix de la meilleure musique latine urbaine, Bad Bunny a appelé à « mettre dehors » la police de l’immigration américaine (ICE) dont les méthodes brutales cristallisent les tensions, notamment à Minneapolis (Minnesota) où deux manifestants américains sont morts.

« Nous ne sommes pas des animaux »

« Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes américains », a-t-il lancé, exhortant à ne pas se laisser « contaminer » par la « haine ».

Dimanche prochain, sa présence à Santa Clara, près de San Francisco pour le spectacle du Super Bowl, la finale hypermédiatisée du championnat de football américain, sera une occasion unique de le voir sur le sol des Etats-Unis, sa tournée actuelle ne passant pas par le pays pour protéger ses spectateurs des raids de l’ICE, a-t-il expliqué.

La chanteuse américaine Billie Eilish, qui a reçu le prix de la chanson de l’année, récompensant les auteurs-compositeurs, pour son titre Wildflower, a également profité de l’occasion pour réaffirmer sa prise de position contre les politiques migratoires répressives du président américain, Donald Trump.

« J’ai l’impression qu’il faut simplement continuer à nous battre, à prendre la parole et à manifester. Nos voix comptent vraiment, les gens comptent vraiment », a lancé sur scène la chanteuse de 24 ans, déjà une habituée de la cérémonie puisqu’elle avait remporté neuf Grammys avant dimanche.

De nombreux invités ont d’ailleurs profité de cette 68e édition des Grammy Awards pour marquer leur opposition à la politique de l’administration Donald Trump en arborant des badges « ICE Out » (« l’ICE dehors ») ou en saluant sur scène le rôle des immigrés dans la société américaine.

« Je suis une petite-fille d’immigré », a lancé de son côté la chanteuse britannique Olivia Dean, 26 ans, désignée révélation de l’année. « Je suis le produit de ce courage et je pense que ces personnes devraient être célébrées. Donc oui, nous ne sommes rien les uns sans les autres », a déclaré sur scène celle dont le père est anglais et la mère jamaïcaine et guyanienne. Née à Londres, Olivia Dean a fait sensation en septembre avec la sortie de son deuxième album studio mêlant sonorités soul, R & B et pop, The Art of Loving.

Kendrick Lamar, rappeur le plus récompensé

Outre Bad Bunny, l’autre grand vainqueur de cette cérémonie est Kendrick Lamar. Le rappeur américain s’est vu décerner cinq récompenses, dont le prix de l’enregistrement de l’année, qui met en avant la qualité de la production d’un morceau, pour Luther, en duo avec la chanteuse R & B américaine SZA. « Je ne suis pas doué pour parler de moi, mais je m’exprime à travers la musique », a-t-il réagi sur scène.

Ont également été primés son sixième disque en solo GNX (meilleur album rap), son titre TV Off (meilleure chanson rap) et sa collaboration avec le duo Clipse sur Chains & Whips (meilleure performance rap). Le trophée de la meilleure performance rap mélodique est aussi revenu à Luther.

L’an dernier, le Californien était déjà reparti des Grammys avec cinq trophées pour son hit Not Like Us, sur lequel il s’en prenait au rappeur canadien Drake. Il est devenu, dimanche, le rappeur le plus titré aux Grammy Awards avec 27 récompenses, dépassant Jay-Z qui en compte 25.

Parmi les favoris de ces Grammy Awards, Lady Gaga a été récompensée la première, recevant le prix du meilleur enregistrement dance pop pour le tube électropop Abracadabra, tiré de son album à l’esthétique gothique chic Mayhem, qui a été désigné meilleur album vocal pop.

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20 commentaires

  1. Interesting update on Le chanteur portoricain Bad Bunny triomphe aux Grammy Awards et attaque la police de l’immigration américaine. Curious how the grades will trend next quarter.

  2. Interesting update on Le chanteur portoricain Bad Bunny triomphe aux Grammy Awards et attaque la police de l’immigration américaine. Curious how the grades will trend next quarter.

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