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La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz depuis les premières frappes israéliennes et américaines sur l’Iran, le 28 février, n’en finit pas de susciter des craintes concernant les flux logistiques. Si les conséquences sur le commerce du pétrole et du gaz ont immédiatement été évoquées, d’autres secteurs craignent le contrecoup. C’est le cas des importations agricoles cruciales pour la sécurité alimentaire des pays du Moyen-Orient, mais aussi du marché des engrais très dépendants des fournitures d’urée et d’ammoniac, composants clés des produits phytosanitaires. Selon des données récentes du spécialiste de l’assurance-crédit Coface, 33 % du transport maritime mondial des engrais transite par le détroit d’Ormuz.

« Actuellement, il y a 252 containers, soit près de 5 000 tonnes de pommes françaises, qui sont sur l’eau et attendent d’être déchargées vers les pays du Golfe », explique Daniel Sauvaitre, président de l’Interprofession des fruits et légumes frais, avant d’ajouter : « Les armateurs ont tout de suite décidé d’imposer une surtaxe de 4 000 dollars [environ 3 400 euros] par container, qui s’ajoute aux 2 000 dollars de coût de frêt, et s’imposera aux importateurs. »

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20 commentaires

  1. Chloé Leroy le

    Interesting update on Le blocage du détroit d’Ormuz menace de fortes perturbations le marché des engrais et les importations agricoles au Moyen-Orient. Curious how the grades will trend next quarter.

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