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Dans la salle de réunion qui surplombe le gymnase d’Avoine‑Beaumont Gymnastique (AB Gym) et sa forêt d’agrès, à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), Elena Colas, 15 ans, avale son déjeuner avant de faire une sieste réparatrice sur un canapé clic-clac. Cinq matins par semaine, l’adolescente se lève à l’aube. Au programme : cardio, souplesse, renforcement musculaire, ballet, acrobaties et envols défiant la gravité. Un menu auquel s’agrègent les cours du CNED (Centre national d’enseignement à distance). Cette « bonne élève » de seconde ne veut « pas lâcher » sa scolarité. « Au cas où… », souffle-t-elle.
Pour Elena Colas, comme pour Perla Denéchère, 16 ans, sa compagne d’entraînement depuis plus d’une décennie à l’AB Gym, sous la houlette de Gina et Marc Chirilcenco, le compte à rebours pour la qualification aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028 est lancé. Cependant, le parcours semble semé d’embûches.
Avec Lola Chassat, du Pôle fédéral d’entraînement de Saint-Etienne, et Maïana Prat, du SAM Gymnastique de Mérignac (Gironde), les deux jeunes filles incarnent le renouveau d’une gymnastique tricolore marquée par la cuisante élimination de l’équipe de France dès son entrée en lice aux Jeux olympiques (JO) de Paris 2024.
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9 commentaires
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