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Sophie Adenot ne décollera pas les mains vides le 15 février 2026 de Cap Canaveral, en Floride, à bord de la capsule Crew Dragon de la fusée SpaceX. A l’intérieur de sa trousse de transport, elle embarquera une caisse volumineuse remplie de graines d’arabette des dames et de mizuna. Dans la Station spatiale internationale (ISS), l’astronaute française photographiera à intervalles réguliers les effets de la gravité et l’influence de la lumière sur la germination et la croissance de ces deux plantes.
Elle partagea ces clichés avec 260 000 élèves participant à ce projet, appelé « ChlorISS ». A leur tour, ils feront pousser dans leur classe ces végétaux robustes. « Je suis ravie de contribuer à cette expérience éducative car j’aime particulièrement ce sujet », a déclaré Sophie Adenot devant la presse, lundi 24 novembre, dans la salle de contrôle du Centre d’aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales (Cadmos), à Toulouse, où elle a passé une journée.
Ces temps-ci, elle passe le plus clair de son temps au Centre spatial américain à Houston, au Texas, et au Centre européen des astronautes, à Cologne, en Allemagne, pour des apprentissages techniques, des simulations de sortie extravéhiculaire en piscine et des procédures médicales. Mais le détour par le laboratoire toulousain de recherche en micropesanteur du Centre national d’études spatiales (CNES) ne relève pas du hasard. C’est dans les locaux de ce service consacré aux vols habités qu’ont été conçues et développées les sept expériences scientifiques françaises, dont ChlorISS, que l’astronaute conduira dans l’espace pour la mission Epsilon de l’Agence spatiale européenne (ESA).
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15 commentaires
Quel projet passionnant ! Cela montre l’importance de l’éducation scientifique dès le plus jeune âge.
Absolument, c’est une excellente initiative pour éveiller les vocations scientifiques.
Les expériences en micropesanteur sont fascinantes, mais je me demande comment ces graines réagiront différemment de celles sur Terre.
C’est une excellente question, les différences pourraient être significatives.
Les scientifiques ont probablement prévu des contrôles terriens pour comparer les résultats.
Deux plantes robustes, un projet ambitieux : j’aimerais connaître les résultats de cette expérience.
Oui, la comparaison avec les cultures terrestres sera très instructive.
Un bel exemple de collaboration entre les écoles et les agences spatiales. Bravo à Sophie Adenot pour son engagement !
Tout à fait, cette mission educational nous rappelle que l’espace est pour tous.
Les élèves français ont de la chance de pouvoir participer à ce projet innovant !
Effectivement, c’est une opportunité unique pour eux.
C’est incroyable de voir comment la science spatiale peut inspirer les jeunes !
Exactement, les sciences sont essentielles pour stimuler l’intérêt des jeunes !
Je trouve le projet ChlorISS très intéressant, mais je me demande combien cela coûte.
C’est une bonne question, les coûts de ces missions sont souvent élevés.