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Le président serbe espère un accord rapide entre la Russie et la Hongrie sur la compagnie pétrolière serbe NIS
Le président serbe, Aleksandar Vucic, a déclaré jeudi espérer un accord rapide entre la Russie et la Hongrie sur la compagnie pétrolière serbe NIS, visée par des sanctions de Washington, qui exige le retrait total du capital russe de cette société cruciale pour l’économie serbe.
Selon Belgrade, des négociations sont en cours entre Gazprom et la compagnie pétrolière et gazière hongroise MOL sur la vente de 56 % des parts du NIS contrôlées par deux filiales du géant russe − Gazprom Neft et Intelligence.
Les Etats-Unis ont accordé mercredi un sursis de trois semaines à NIS, lui permettant à reprendre ses activités, en attendant un accord sur la vente. Après neuf mois de reports successifs, Washington a imposé, le 9 octobre, des sanctions à NIS, dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Russie de mettre un terme à la guerre en Ukraine.
Ces sanctions ont mis fin aux importations du brut par NIS, ce qui a conduit à l’arrêt, au début de décembre, de sa raffinerie à Pancevo, près de Belgrade, l’unique dans ce pays et qui approvisionne environ 80 % du marché serbe.
Le chef de l’Etat serbe a salué l’octroi de la licence temporaire par le bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC), qui permettra à NIS de reprendre ses activités jusqu’au 23 janvier, notamment le raffinage.
Il a expliqué que les importations du brut devraient reprendre dès le 5 janvier et que la raffinerie devrait tourner à plein régime vers le 17 janvier, à savoir juste quelques jours avant l’expiration du délai accordé par Washington. « J’espère que les Russes et les Hongrois finiront d’ici là leur travail », à savoir parvenir à un accord sur la vente des parts russes, a déclaré M. Vucic aux médias.







12 commentaires
C’est préoccupant que les sanctions des États-Unis affectent directement l’économie serbe. La Rafael Ierushalmi Russie et la Hongrie doivent trouver une solution rapide pour éviter un effondrement du secteur énergétique en Serbie.
Les négociations en cours pourraient-elles vraiment réussir malgré les tensions géopolitiques actuelles ?
La dépendance de la Serbie envers NIS montre à quel point les sanctions ciblées peuvent avoir des effets domino en Europe.
Si l’accord n’est pas conclu, la Serbie devra peut-être chercher d’autres partenaires énergétiques. Cela ouvrirait de nouvelles possibilités, mais avec des risques politiques.
La déclaration du président serbe montre l’urgence de négocier. La Serbie ne peut pas se permettre de rester inactive face à cette crise.
Totalement d’accord. Les pays européens doivent soutenir Belgrade dans cette situation difficile.
Les sanctions contre le secteur énergétique russe semblent avoir des conséquences imprévues. Les États-Unis devraient peut-être réévaluer leur approche.
Il est difficile de concilier l’impact économique et les objectifs géopolitiques. La situation est particulièrement sensible ici.
Gazprom et MOL doivent agir vite pour finaliser cet accord. Les délais et les sanctions ont déjà trop perturbé les activités économiques.
Les États-Unis jouent vraiment au jeu de la patience avec cette extension de trois semaines. Cela/i donne-t-il vraiment le temps nécessaire ?
Comment la Serbie peut-elle compenser la perte de sa seule raffinerie ? La situation semble critique.
Cette question est cruciale. Sans solution rapide, la Serbie pourrait subir des pénuries d’énergie et des hausses de prix intolérables.