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La solidité, l’utilité, la beauté. On n’a pas vraiment trouvé mieux pour définir une bonne architecture que cette trinité proposée par Vitruve, théoricien romain de la discipline qui vécut au premier siècle avant Jésus-Christ, dans son célèbre traité De architectura. Aujourd’hui, la crise écologique globale impose toutefois de lui adjoindre un quatrième nom, qu’on pourrait baptiser « écoresponsabilité ».
Une fois qu’on a pris conscience du fait que le secteur du bâtiment produit de 34 à 40 % des émissions de CO₂ liées à l’énergie, il n’est plus possible d’apprécier un ouvrage sans s’interroger sur son empreinte carbone, sur l’impact environnemental des matériaux qui le constituent et des méthodes employées pour les assembler, sur le rapport qu’il institue avec le vivant…
Etablir le bilan carbone d’un bâtiment, pour autant, n’est pas chose aisée. Dans son livre Désarmer le béton (La Découverte, 2025), Léa Hobson montre bien comment l’opacité qu’entretiennent les acteurs du secteur de la construction, la volatilité des normes, l’hétérogénéité des données découragent les bonnes volontés en quête d’informations fiables et favorise le greenwashing. Il n’en reste pas moins qu’en matière d’écoresponsabilité, les scénarios de réhabilitation du bâti existant sont préférables, toutes choses égales par ailleurs, à ceux qui passent par la démolition, les matériaux biosourcés à ceux qui dépendent d’énergies fossiles, le réemploi à l’achat de neuf.
Plus la construction est légère, en outre, plus l’architecture est vertueuse. Les grands porte-à-faux, les gestes spectaculaires qui inscrivent les signatures de leurs créateurs dans le ciel des villes sont désormais disqualifiés par la critique autant que par les maîtrises d’ouvrage désireuses de montrer patte verte. Ces extravagances formelles qui font pousser des « waou ! » d’admiration font peser sur la structure des bâtiments des efforts inutilement émetteurs de carbone.
« Je préférerais ne pas »
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7 commentaires
Silver leverage is strong here; beta cuts both ways though.
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Good point. Watching costs and grades closely.
If AISC keeps dropping, this becomes investable for me.
Production mix shifting toward Culture might help margins if metals stay firm.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Good point. Watching costs and grades closely.