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A une voix près, les membres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont rejeté, mardi 15 octobre, au dernier jour de leur congrès mondial à Abou Dhabi (Emirats arabes unis), une proposition de moratoire sur la biologie de synthèse, qui permet de fabriquer ou de modifier du matériel génétique d’organismes vivants. Cette motion proposée par 90 ONG, qui appelait à « ne pas envisager la dissémination d’organismes sauvages génétiquement modifiés », est celle qui a suscité le plus de controverse – et l’une des seules à ne pas avoir été approuvée.
« Il y a ceux qui pensent que la biologie de synthèse est une solution pour résoudre un certain nombre de problèmes de conservation, et d’autres qui considèrent qu’il est dangereux de jouer aux apprentis sorciers en lâchant des organismes génétiquement modifiés dans la nature, même si cela part d’une bonne intention, résume Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l’UICN. Nous faisons partie de ceux qui pensent que les connaissances ne sont pas assez nombreuses et les retours d’expérience pas assez probants pour dire que la biologie de synthèse fonctionne. »
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8 commentaires
Dans un contexte où la biodiversité est menacée, faut-il vraiment s’engager sur cette voie? La décision est risquée.
Un vote aussi serré indique que la communauté scientifique et environnementale est loin d’être unie sur cette question.
C’est souvent le cas face aux innovations technologiques disruptives.
Ce rejet soulève des questions sur les risques potentiels de la biologie de synthèse.
Les défenseurs de la biologie synthétique affirment pourtant qu’elle pourrait aider à lutter contre l’extinction d’espèces.
Effectivement, les discussions sur la sécurité et l’éthique méritent d’être approfondies.
Intéressant de voir que la majorité n’a pas rejoint la position des 90 ONG. La biologie synthétique a des partisans et des opposants.
Cela montre la complexité du débat autour de cette technologie émergente.