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Sur une route budgétaire déjà bien sinueuse, deux nouveaux obstacles se dressent face au gouvernement. Mercredi 14 janvier, dès 15 heures, l’Assemblée nationale doit examiner simultanément les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI) et par le Rassemblement national (RN). Les deux textes ont néanmoins très peu de chances d’atteindre la majorité attendue de 289 députés et relèvent plus du coup de communication politique.
Alors que la journée de mardi a de nouveau été marquée par une mobilisation des agriculteurs devant le Palais-Bourbon, ces deux motions de censure dénoncent en effet l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, récemment adopté par la Commission européenne, malgré un vote contre de la France. Ce n’est pas le gouvernement français, dont le pouvoir est très relatif dans cette histoire, qui est directement visé mais plutôt le président de la République, Emmanuel Macron. Bien que l’Elysée se soit finalement opposé au traité, les députés LFI reprochent au chef de l’Etat d’avoir « laissé la porte ouverte à une capitulation de notre pays face à la Commission européenne », tandis que le RN y voit « un échec cinglant ».
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22 commentaires
En tant qu’exportateur de matières premières, la France doit-elle craindre une concurrence accrue du Mercosur ?
C’est effectivement un aspect à ne pas négliger dans cette bataille commerciale.
Le Mercosur dispose-t-il vraiment de produits plus compétitifs que ceux de l’UE ?
Oui, surtout en termes de coûts de production, ce qui inquiète les agriculteurs français.
Ces motions de censure ne font-elles pas plus de bruit que de mal au gouvernement ?
Exactement, elles visent surtout à montrer une certaine division au sein de l’assemblée.
La France a voté contre cet accord, pourquoi cette opposition continue-t-elle à visée le gouvernement ?
C’est surtout une façon de fragiliser Macron, même si le gouvernement n’a pas vraiment le contrôle sur cette question.
La France semble isolée dans son opposition à cet accord. Pourquoi cette situation ?
Parce que les intérêts stratégiques des autres pays européens prennent le dessus.
Ces mobilisations répétées des agriculteurs montrent à quel point ce dossier est sensible pour l’économie française.
Absolument, ils craignent de perdre des parts de marché.
Ces motions de censure ont-elles vraiment des chances d’aboutir, ou est-ce simplement une stratégie pour mettre en lumière des désaccords politiques ?
Elles ont peu de chances de passer, mais cela permet aux opposants de marquer des points politiques.
Cet accord UE-Mercosur semble diviser surtout sur le plan politique. Les agriculteurs français ont des raisons d’être inquiets concernant leurs industries.
Oui, l’impact sur l’agriculture locale est un point crucial à surveiller.
Mais est-ce vraiment le seul élément à considérer ?
Pourquoi la Commission européenne insiste-t-elle autant sur cet accord malgré l’opposition française ?
Parce que les avantages économiques globaux pour l’UE sont perçus comme supérieurs.
Ces tensions politiques autour du Mercosur ne risquent-elles pas de nuire à la coopération UE-Latine ?
C’est une crainte légitime, surtout si la France continue de s’opposer fermement.
Mais les relations commerciales dépassent souvent les désaccords politiques.