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Ceux qui ont crié victoire en pensant que les voitures à moteur thermique avaient retrouvé un avenir en Europe après 2035 ont mal compris la proposition de la Commission européenne, annoncée le 16 décembre 2025. Certes, elle accorde une flexibilité aux constructeurs, leur permettant de continuer à vendre au-delà de la date prévue des Porsche et des Ferrari vrombissantes ou des voitures hybrides rechargeables. Mais il n’y en aura pas pour tout le monde. Elles devront être fabriquées avec de l’acier vert. Elles seront chères. Le gros du marché est toujours voué, lui, à passer à l’électrique. C’est indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique et tendre vers l’objectif de zéro émission pour l’Europe en 2050.
Les constructeurs automobiles ne cachent pas leur déception. Un « plan funeste », a dénoncé la Fédération de l’industrie automobile allemande (VDA), « pas adapté », s’est désolé Stellantis. Ils veulent remonter au créneau « dès que possible en 2026 », dixit Stellantis, pour obtenir d’autres concessions. Les Français cherchent toujours à retarder l’électrification du segment des véhicules utilitaires, leur point fort, car leurs clients artisans sont souvent réticents à passer du thermique aux batteries. Les Allemands espèrent que l’Europe allégera la manière dont elle comptabilise les émissions de CO₂ des véhicules hybrides rechargeables d’ici à 2035. Ils ont besoin de ces véhicules pour séduire les clients à fort pouvoir d’achat, encore réticents au tout-électrique. Chacun continue à défendre son modèle d’affaire et ses marges. Au risque de perdre le cap et, surtout, le consommateur. C’est pourtant le moment de le convaincre, alors que les infrastructures de recharge progressent et que le marché de l’électrique décolle enfin.
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12 commentaires
Les constructeurs allemands et Stellantis ont réagi violemment, mais l’électrification est une réalité. Qui mieux préparé que les autres?
La déception est compréhensible, mais le marché global évolue vers l’électrique.
Les Français ont intérêt à accélérer, leur marché des utilitaires sera bientôt obsolète.
L’acier vert pourrait être un marché porteur, mais l’industrie européenne est-elle prête à suivre ce rythme ?
La transition vers l’électrique est incontournable pour l’Europe, mais accordons une flexibilité aux industries locales. L’acier vert est-il la bonne solution?
Les constructeurs veulent plus de temps, mais la Commission européenne a déjà montré sa position sur les objectifs 2050.
L’acier vert semble être la solution pour prolonger les moteurs thermiques, mais le coût pourrait être prohibitif. Les constructeurs ont-ils vraiment une alternative viable?
Je me demande comment les artisans français vont s’adapter, beaucoup sont encore attachés aux véhicules thermiques.
Les constructeurs semblent déjà mécontents, mais l’Europe reste ferme sur ses ambitions climatiques.
Les voitures hybrides rechargeables ont encore leur place, mais à quel prix ? Les consommateurs sont-ils prêts à payer plus pour des technologies moins performantes ?
L’objectif zéro émission est noble, mais les constructeurs européens semblent prendre du retard par rapport aux Asiatiques. Comment rattraper ce temps perdu?
La Chine est bien en avance, mais l’Europe a encore des atouts à jouer dans la course technologique.