Listen to the article

0:00
0:00

Vaut-il mieux défendre les hommes ou la nature ? Au début de sa carrière d’historien, Sunil Amrith (né en 1979) considérait la question écologique comme secondaire, au regard de celles des libertés politiques et de la justice sociale. A présent, face au désastre écologique et climatique, le professeur à l’université Yale (Connecticut) consacre ses travaux et son nouvel ouvrage, La Terre brûle, à l’histoire des relations de l’humanité avec son environnement au cours du dernier millénaire.

Vaste projet, à l’échelle mondiale, où la démonstration se fonde sur les acquis de la biologie et des sciences du climat, mais aussi sur l’histoire sociale, politique et culturelle. Citant tantôt des poètes chinois ou arabes médiévaux, tantôt des données démographiques ou agronomiques, un historien trinidadien, un film de Kurosawa ou l’influence d’un groupe de K-pop, il restitue l’esprit de temps durant lesquels les ressources naturelles, tout comme le travail et les besoins humains, se sont transformées en marchandises.

Il vous reste 73.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

9 commentaires

  1. Claire N. Thomas le

    La Terre brûle… pas besoin d’un historien pour le constater. Les gouvernements devraient agir avant qu’il ne soit trop tard.

  2. Intéressant de voir comment les ressources naturelles ont toujours été au cœur des conflits et des économies. Dommage que l’article soit partiellement payant.

  3. Claire P. Leroy le

    Un sujet précis et historique, mais le lien avec les activités minières actuelles semble évident. Comment concilier exploitation et préservation ?

Laisser une réponse