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Le monde des insectes nous est largement méconnu. Il recèle pourtant des trésors cachés proprement inimaginables. La publication, jeudi 16 octobre, dans la revue Science, d’un article sur les punaises nous en offre un cas exemplaire. Exemplaires, les punaises ? Difficile à croire, tant la simple mention de l’insecte provoque chez beaucoup des haut-le-cœur immédiats. Sachez pourtant qu’il existe environ 45 000 espèces de punaises et que seules six d’entre elles peuvent infester nos lits.
Megymenum gracilicorne n’est pas de celles-là. Pour se nourrir, elle se contente de cucurbitacées. Les cultivateurs de concombres et de citrouilles ne l’apprécient que moyennement. Mais rien qui n’ait poussé les scientifiques à l’étudier de tout à fait près. Les entomologistes avaient certes repéré depuis longtemps sur les pattes postérieures des femelles de curieux renflements. Mais ils avaient conclu qu’il s’agissait là… de leurs oreilles.
Il faut en effet savoir que, chez les insectes, les oreilles ne se trouvent pas forcément sur les côtés de la tête. Les tympans des grillons et des sauterelles se situent sous les genoux de leurs pattes avant, ceux des criquets et des cigales sur leur abdomen, ceux des mantes religieuses sur leur thorax. Alors pourquoi pas sur les tibias des pattes arrière…
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7 commentaires
Ce fait zoologique m’a l’air extraordinairement précis, mais je reste sceptique sur les détails.
C’est fascinant comment la nature trouve des solutions aussi ingénieuses pour la survie des espèces.
Les scientifiques n’ont pas pensé vérifier si ces oreilles fonctionnaient vraiment?
La nature est vraiment pleine de surprises, surtout dans le monde des insectes.
Quelle nouvelle surprenante! Les scientifiques ont pris ces renflements pour des oreilles pendant tout ce temps?
Les punaises sont bien plus complexes qu’on ne le pense généralement.
Cela montre aussi l’importance de réévaluer certaines conclusions passées.