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Notre objectif en Europe est de gagner la paix, c’est-à-dire assurer la sécurité de 500 millions d’Européens, dont 45 millions d’Ukrainiens. Cet objectif, que nous avons laissé échapper ces dernières années, s’impose aujourd’hui comme absolument central dans la redéfinition de nos politiques et des moyens engagés pour participer activement à la défense de l’Ukraine et du continent tout entier.
La posture défensive des Européens, déjà inadaptée à la férocité de l’agression russe en 2022, a été laminée par Donald Trump, qui veut que « le plus fort gagne », lui d’abord, Poutine ensuite. L’Ukraine et l’Europe, estampillées « faibles » pour les besoins de la cause, doivent céder. Ce qui se passera ensuite en Ukraine, et en Russie, est indifférent au président américain et à ses serviteurs. De même, ce qui se passera en Iran et au Moyen-Orient après la nouvelle guerre américano-israélienne ne relève pas de la responsabilité de la Maison Blanche, qui invite les Iraniens à « renverser le régime » et à prendre leur sort en main. La sécurité des personnes n’intéresse ni Donald Trump ni Benyamin Nétanyahou.
Or, pour tous les habitants du continent européen, la qualité de la sécurité est vitale. De la situation qui émergera après la bataille dépendra notre avenir. Défendre la liberté de choisir nos institutions, notre mode d’existence, nos relations avec les voisins est la garantie de notre sécurité.
Certes, il serait plus aisé de gagner la paix après avoir gagné la guerre, mais nous n’avons pas saisi ce moment historique. Au printemps 2022, il était possible de repousser l’armée russe, mise en déroute aux abords de Kiev. Les puissances occidentales, sourdes aux alertes des Etats baltes et de la Pologne notamment, n’ont pas voulu s’engager à hauteur de l’enjeu. Elles prétendaient circonscrire le conflit et « éviter l’escalade ». Elles ont décliné la demande du président Zelensky d’un skyshield, un « bouclier aérien » qui aurait empêché les militaires russes de bombarder villes, gares et infrastructures. En juillet 2022, le président Joe Biden s’est opposé à l’entrée rapide de l’Ukraine dans l’OTAN, seule dissuasion efficace, et a ainsi conduit Moscou à user de toutes les menaces, dont les frappes nucléaires.
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18 commentaires
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