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Certains disent que la Guadeloupe est, au moins volcaniquement, entrée dans « la période de retour de l’événement ». Une façon de rappeler qu’une éruption volcanique peut survenir à relativement brève échéance dans l’archipel caribéen, qui voit son volcan se réveiller depuis le début des années 1990. « On parle d’une éruption tous les cinquante ans car, au cours des trois cents dernières années, on a eu six éruptions phréatiques », explique Carole Berthod de l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe (OVSG).
Les 26 et 27 novembre, la scientifique a participé à un exercice grandeur nature simulant une éruption de la Soufrière de Guadeloupe. « Notre volcan est en activité, rappelle Thierry Devimeux, préfet de région. Pendant ces deux jours nous avons joué son réveil et testé notre organisation en vue de la protection des populations. »
C’est le 28 octobre que le « jeu » a démarré : à cette date, l’OVSG avertissait les autorités préfectorales d’un regain, fictif, de l’activité du volcan et préconisait un passage en « préalerte orange ». Conséquence directe : la sortie des placards du plan Orsec, le passage en revue des moyens de télécommunications, l’inventaire logistique et, bien sûr, la fermeture des accès à la Soufrière.
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10 commentaires
Saviez-vous que les éruptions phréatiques sont moins explosives mais plus imprévisibles ?
Pourtant, toutes les éruptions peuvent être dangereuses, surtout quand elles sont inattendues.
Exact, et c’est pour ça qu’un suivi constant du volcan est crucial.
6 éruptions en 300 ans, c’est une moyenne d’une tous les 50 ans. On est en retard ou en avance ?
Les cycles volcaniques ne sont pas aussi prévisibles, d’où l’importance de la vigilance.
C’est inquiétant de voir que la Soufrière est en activité, mais c’est rassurant de savoir que les autorités se préparent à une éruption potentielle.
Les exercices comme celui-là sont essentiels pour minimiser les risques en cas de catastrophe.
Oui, la simulation est une bonne initiative, mais j’espère qu’on n’aura pas à utiliser ces plans d’urgence.
Ce genre d’exercice montre que les autorités prennent les risques volcaniques au sérieux. Bien joué !
C’est vrai, mais est-ce que les habitants sont bien informés des consignes en cas d’urgence ?