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Le week-end du 28 février et 1er mars, le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, et le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, tiendront chacun un meeting à Perpignan, plus grande ville dirigée par les lepénistes. Comme un symbole du face-à-face mortifère que veulent installer ces deux formations à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Comme un avant-goût désagréable du pire scénario de 2027, le duel entre ces deux blocs phagocyte la vie politique depuis le 12 février, jour de l’agression mortelle du militant néofasciste Quentin Deranque, pour laquelle plusieurs membres de la Jeune Garde, groupe antifasciste proche de LFI, sont mis en examen.
Cet événement dramatique révèle la vraie nature du mélenchonisme. Toute la semaine, l’homme de la gauche radicale s’est empressé de confirmer les craintes : sa future campagne présidentielle sera complotiste, brutale, désignera des ennemis dans une outrance verbale inarrêtable et n’hésitera pas à user des pires ressentiments pour flatter sa base. Recroquevillés dans une posture du « eux contre nous » et usant d’un double discours permanent sur les faits, le leader de LFI et ses cadres n’ont ni désavoué Raphaël Arnault, député « insoumis » du Vaucluse et fondateur de la Jeune Garde, ni pris leurs distances avec le groupe « antifasciste ». Jeudi soir, lors d’un meeting à Lyon, M. Mélenchon a estimé que ses membres avaient été victimes d’un « traquenard ».
Le même soir, devant un public hilare, il s’est interrogé sur la façon de prononcer le nom d’Epstein, laissant entendre, dans un dégagement aux relents antisémites, que l’on voulait faire passer le pédocriminel américain pour un Russe, en cachant le fait qu’il était juif. Après avoir offert à la vindicte en ligne les noms de plusieurs journalistes, il a promis de « vendre à la découpe » les « monopoles » dans la presse, dénonçant les « élites », les « croûtons », les « vieilles barbes ». Une volonté d’autoritarisme inquiétante.
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7 commentaires
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