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Entre 15 centimètres et 20 centimètres de neige en Charente-Maritime, 5 centimètres à Paris, un thermomètre tombé à − 8,5 °C à Toulouse et jusqu’à − 13,4 °C dans l’Oise, mardi 6 janvier au matin… L’épisode de froid qui touche la France depuis Noël a atteint son pic en début de semaine. Cet événement est « remarquable par son intensité », observe Météo-France, et du jamais-vu depuis huit ans à cette époque de l’année, alors que les températures s’établissent entre 4 °C et 6 °C en dessous des normales de saison.
Cette offensive hivernale va de nouveau s’accompagner de chutes de neige. Trente-huit départements dans la partie nord-ouest du pays ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi. Des cumuls de 3 cm à 7 cm sont attendus des Hauts-de-France jusqu’au nord de la région Centre, en passant par la région parisienne. Le mercure devrait rester bas : − 1 °C à Paris et − 5 °C à Toulouse.
Les quantités de neige observées mardi ont, quant à elles, été « dans les valeurs les plus hautes des prévisions, voire au-dessus dans certaines zones localisées en région parisienne et sur la côte Atlantique », reconnaît Météo-France. L’organisme national a été critiqué sur BFM-TV par le ministre des transports, Philippe Tabarot, qui a jugé que « l’événement a[vait] peut-être été un petit peu sous-évalué » en Ile-de-France, où la neige a provoqué plus de 1 000 kilomètres de bouchons, un record.
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8 commentaires
Ces conditions extrêmes pourraient-elles affecter les chaînes d’approvisionnement en uranium et autres minerais critiques pour l’énergie?
C’est une question pertinente, surtout avec l’importance grandissante des métaux stratégiques.
La France pourrait-elle imiter le Canada et exploiter davantage ses ressources minières locales pour diversifier son approvisionnement énergétique?
La demande en lithium pourrait justement augmenter avec la transition énergétique.
Ce serait une piste intéressante, mais les régulations environnementales pourraient compliquer les choses.
Effectivement, ces températures exceptionnelles pourraient avoir un impact sur la production d’énergie, notamment dans les régions minières.
On sous-estime souvent l’effet des vagues de froid sur les infrastructures énergétiques.
Vraiment, dans quelle mesure les mines sont-elles vulnérables face à de telles conditions hivernales?