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C’est « un coup dur pour le Salon » de l’agriculture, dit son président, Jérôme Despey, où aucun bovin ne sera présent
C’est une première dans l’histoire de la manifestation, créée en 1964 : les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas présenter de bovins au concours général agricole et refusé la présence, même symbolique, de quelques vaches, dont Biguine, l’égérie brahman venue de la Martinique.
C’est « un coup dur pour le salon », qui laisse ses organisateurs « profondément attristés », a déclaré mardi à la presse son président, Jérôme Despey, ajoutant respecter le choix des éleveurs. Cette décision intervient alors même que « 85 % des bovins » parmi les 500 à 600 qui devaient concourir venaient de zones indemnes de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Mais le protocole sanitaire pourtant strict du salon – qui s’ouvre cette année le 21 février – n’a pas convaincu : « quand on élève pendant plusieurs années des bêtes de concours, on peut comprendre la peur des éleveurs » qui ont choisi de ne pas transporter leurs meilleurs animaux, a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, organisateur du salon.
Les autres animaux (cochons, ovins, chiens, chats, chevaux et ânes) seront bien présents, ainsi que les milliers d’exposants de produits de différentes régions.










6 commentaires
Le protocole sanitaire était pourtant strict, mais la méfiance l’a emporté. Une bonne occasion de revoir les mesures pour rassurer les éleveurs.
Absolument, la confiance est essentielle dans ce secteur. Des vérifications supplémentaires pourraient éviter des situations comme celle-ci à l’avenir.
Dommage de ne pas voir les bovins, surtout que la plupart venaient de zones indemnes. Un manque à gagner pour le salon, mais aussi pour les éleveurs.
C’est vrai, cela doit être décevant pour les participants et les spectateurs. Peut-être que des présentations virtuelles auraient pu être envisagées ?
Une décision difficile pour les éleveurs, mais compréhensible face aux risques sanitaires. Le Salon de l’agriculture sera-t-il aussi attractif sans ses bovins ?
C’est effectivement un coup dur, mais la sécurité des animaux doit primer. Peut-être que d’autres expositions pourraient compenser cette absence ?