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En agitant, vendredi 9 janvier, la menace d’une dissolution de l’Assemblée nationale, le premier ministre, Sébastien Lecornu, ne s’attendait sans doute pas à être placé à son tour devant ses responsabilités. Loin d’impressionner les députés, l’instruction donnée vendredi par le premier ministre au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, de préparer l’organisation d’éventuelles élections législatives aux dates des municipales, les 15 et 22 mars, ressentie par les élus comme une forme de chantage, se révèle singulièrement contre-productive.
La menace du chef du gouvernement, présentée comme une réponse à des motions de censure sur l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, alors que la France a voté contre ce traité, « n’a aucun sens », a estimé, dimanche, François Hollande, invité de l’émission « Questions politiques » sur France Inter (avec Franceinfo et Le Monde). « Le rôle d’un premier ministre (…) c’est quand même de mettre un peu de stabilité là où il y a de l’inquiétude », a rappelé l’ancien président de la République à Sébastien Lecornu.
Il n’a pas été le seul à lui faire la leçon. « Instrumentaliser la menace d’une dissolution pour faire peur à des groupes parlementaires inquiets de leur survie politique n’est ni digne des fonctions exercées, ni conforme à l’esprit de nos institutions, a fustigé le président (Les Républicains, LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand dans Le Parisien Dimanche. On ne dirige pas un pays par la peur, la pression ou le chantage institutionnel. »
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9 commentaires
Pourquoi diaboliser les députés plutôt que chercher un consensus ? Cette approche est contre-productive.
Interpellant la stabilité du gouvernement. Plutôt que des menaces, une stratégie claire serait plus utile.
Prenons garde à l’instabilité politique. Une dissolution pourrait affaiblir davantage la France sur la scène internationale.
Encore une polémique qui détourne l’attention des vrais enjeux économiques.
Si la dissolution est un bluff, le premier ministre perd en crédibilité. Sinon, le pays court à la crise.
Le gouvernement joue avec le feu. Une dissolution pourrait bien retourner contre lui.
Les élections législatives anticipées, vraiment une bonne idée en ce moment ? Le contexte économique est déjà volatil.
La menace de dissolution semble être une réaction impulsive. Un peu de recul ferait du bien.
La dissolution de l’Assemblée nationale est une menace plus risquée que prometteuse. Pourquoi agiter cette carte alors que les municipales approchent ?