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Les gigantesques feux qui ravagent des milliers d’hectares de végétation sont dramatiques et spectaculaires. Ils ne sont pourtant pas, sur le long terme, les principaux responsables des pertes de carbone dans les forêts tropicales. Une étude, publiée mercredi 7 janvier dans la revue Nature, révèle l’impact disproportionné sur le climat des déboisements et des dégradations affectant des zones de moins de 2 hectares, soit l’équivalent d’à peine deux terrains de football.
La déforestation et la dégradation de petites parcelles sont à l’origine de 71 % des pertes nettes de carbone enregistrées en trois décennies dans les forêts tropicales sèches et humides, alors qu’elles ne concernent que 15 % des zones affectées. Ce phénomène est particulièrement marqué en Afrique.
« Notre étude révèle que les petites perturbations des forêts, et non seulement les grandes déforestations ou les incendies que l’on voit en Amazonie, sont à l’origine de la majorité des pertes de carbone tropicales », précise Yidi Xu, première autrice et chercheuse postdoctorale au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA/CNRS/UVSQ).
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19 commentaires
Même si les feux médiatisés sont impressionnants, c’est cette déforestation diffuse qui pose problème. Des exemples concrets ?
L’agriculture de subsistance et l’exploitation artisanale de l’or sont parmi les principales causes.
Les chiffres sont édifiants, mais quelles solutions concrètes pourrait-on mettre en place pour atténuer ces impacts ?
La surveillance satellite et des réglementations strictes pourraient aider, mais leur application reste un défi.
Quel est le rôle des grandes entreprises minières dans cette dégradation des forêts tropicales ?
Elles peuvent avoir un impact direct, mais aussi indirect via leurs chaînes d’approvisionnement.
Les pays africains les plus touchés disposent-ils des moyens de lutter contre ce phénomène ?
Les ressources humaines et financières manquent souvent pour des actions efficaces.
Intéressant. Les forêts humides sont-elles plus vulnérables que les forêts sèches face à ces petites déforestations ?
Les deux types de forêts y sont sensibles, mais les forêts humides ont une plus grande capacité de stockage de carbone.
Les méthodes de restauration écologique adaptées à ces petites zones existent-elles déjà ?
Oui, mais leur déploiement à grande échelle manque cruellement de financement.
Ces petites parcelles représentent 79 % des pertes de carbone ? Ça semble énorme. La source est-elle fiable ?
L’étude a été publiée dans Nature, une revue scientifique réputée.
Les petites communautés locales ont souvent des besoins urgents justifiant cette déforestation. Comment concilier développement et protection ?
Les projets de développement durable pourraient être une solution, mais ils sont trop rares.
C’est surprenant de découvrir que les petites zones déboisées ont un impact climatique aussi significatif. Quel est le lien avec les activités minières locales ?
En effet, les méthodes non réglementées contribuent grandement à ces pertes de carbone.
Les exploitations minières artisanales sont souvent responsables des perturbations en Afrique, accélérant ainsi le phénomène.