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Et si l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) avait été, aussi, l’instrument d’une maturation de la culture américaine ? Le traité de l’Atlantique Nord, signé le 4 avril 1949, plaça les Etats-Unis au centre d’un nouvel ordre international libéral ; il offrit également un brouillard commode pour déployer leur armée sans escalade déclarée. Aujourd’hui encore, on parle, dans une confusion entretenue, des « bases de l’OTAN » – même si la majeure partie d’entre elles fut établie par des accords bilatéraux, notamment en France. L’Alliance servait ainsi d’écran à une présence militaire états-unienne qui n’a cessé de croître. En 2020, [l’anthropologue] David Vine dénombrait environ 800 installations militaires à travers le monde.
Ces déploiements ne se réduisaient pourtant pas à la seule logique de la guerre. Les soldats ordinaires, une fois rentrés au pays, évoquaient volontiers leurs activités de pleine nature au sein des Rod and Gun Clubs [« clubs de tir et de chasse »], tandis que les hauts gradés ne dissimulaient pas le plaisir pris aux parties de golf disputées sur les terrains aménagés à l’intérieur des enceintes militaires. Espaces clos par nature, les bases avaient néanmoins pour tradition de s’ouvrir aux populations locales, pour des concerts, des tournois sportifs ou des opérations caritatives. En retour, ces séjours transformaient durablement les sensibilités de milliers de militaires et de leurs familles, parfois réinvesties outre-Atlantique.
« Américanisation » du Vieux Continent et mondialisation de l’Amérique cheminaient ensemble. Plus que des avant-postes stratégiques, les bases étaient des lieux de contact humain où s’écrivait une histoire commune, parfois dans l’épreuve. Ainsi, lorsque le nord de l’Europe subit des inondations en 1953, l’armée des Etats-Unis mobilisa ses moyens pour porter assistance aux populations. De quoi couronner, aux yeux du haut commandement, la doctrine de préparation opérationnelle (military readiness) d’un succès tangible, mais aussi convaincre le citoyen américain, dont la culture portait désormais la marque de cet altruisme bienveillant, que l’OTAN servait l’Amérique.
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16 commentaires
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